Le rythme des publications
Ce que treize ans d’analyses apprennent sur la mobilisation en ligne
- Une manifestation numérique demande peu de monde. En 2015, #Libéracisme et #Dilcragate produisent 17 700 tweets pour 4 640 comptes, et le second ne rassemble que 621 utilisateurs. Cela suffit à devenir sujet de presse. Voir l’analyse
- Le volume est fait de répétition, pas de personnes. Sur les luttes anti-projets agricoles, 87,4 % du corpus est constitué de reposts et 71,4 % des auteurs ne publient qu’un seul jour. Voir l’analyse
- La question n’est pas « astroturfing ou pas », mais « qui démarre ». Sur #SaccageParis, 218 comptes signent 34,7 % des tweets, contre 89 % sur l’affaire Benalla. Voir l’analyse
- Le compteur d’une pétition ne prouve rien. Celle de Philippe de Villiers affiche 1 878 874 signatures mais sort des médias et du parti, sans bouton de partage. Voir l’analyse
- La donnée ne prévoit pas une colère. Avant la mobilisation agricole, les thèmes qui allaient la porter ne pesaient rien, et le ratio entre ceux qui publient et les passifs est estimé à 30-70. Voir l’analyse
- Celui qui se tait perd le récit. Le ratio négatif/positif atteint 12:1, et Pure Salmon n’a quasiment rien publié pendant que 20 000 personnes remplissaient l’enquête publique. Voir l’analyse
La mécanique : peu d’acteurs, beaucoup de bruit, la presse qui embraye
Le chiffre affiché d’une mobilisation en ligne n’est presque jamais le nombre de personnes qui la portent : c’est le nombre de messages qu’un petit groupe a produits. La distinction sépare une opinion qui monte d’un dispositif qui tourne.
Sur #Libéracisme et #Dilcragate, le ratio est de 5 tweets par utilisateur avant même de compter les retweets. Un compte publie 41 fois le même hashtag, d’autres 17 fois. L’analyse assume la comparaison avec une manifestation : on y crie plusieurs fois le slogan. Sauf qu’en ligne, un seul acteur peut crier quarante fois.
- Un hashtag de ralliement est créé. Il sert de point de rendez-vous et rend la mobilisation mesurable, donc citable.
- Les nœuds du réseau relaient. Quelques comptes déjà installés donnent le signal.
- Les messages se multiplient. Certains publient 40 fois le hashtag, ce qui suffit à devenir sujet de tendance.
- D’autres communautés sont alertées et réagissent, parfois sans lien avec le sujet de départ.
- La presse embraye. Dans le cas de Libération, c’est Le Figaro qui ouvre la couverture.
- L’extrême droite contourne le hashtag pour y installer la version inverse, ce qui prolonge la séquence.
Il suffit de 600 personnes qui tweetent pour faire entendre une voix et créer une polémique relayée dans les médias.
ReputatioLab, Les manifestations en ligne, 2015Dix ans plus tard, la mécanique s’est industrialisée. Sur les projets agricoles contestés, 71,4 % des auteurs ne publient qu’un seul jour et 21 auteurs seulement, soit 0,2 %, restent actifs plus de onze jours. Hors de X, le corpus est résiduel : Bluesky 1,8 %, Reddit 0,7 %, forums 0,2 %.
Le slacktivisme produit des chiffres, rarement des effets
Le canal ne remplace pas la cible : le bruit n’atteint un décideur que si un média fait le lien à sa place.
Mobilisation réelle ou astroturfing : ce qui sépare les deux
Le mot vient du sénateur américain Lloyd Bentsen, qui l’a formé sur le nom d’un gazon synthétique imitant le gazon naturel : il oppose les mouvements nés du terrain aux tentatives de simuler un emballement. Le web a donné une échelle à la technique, et les signes se ressemblent assez pour que le verdict soit rarement simple.
Qui démarre, et quand. Les captures qui circulent montrent la fin de la propagation : sur #SaccageParis, Marine Le Pen n’arrive qu’après.
La part des hyperactifs. 34,7 % des tweets produits par 1 % des comptes reste acceptable, 89 % ne l’est plus.
L’âge et la taille des comptes. 37 % de très petits comptes sur #Libéracisme, 34 % sur #Dilcragate, 64 % sous 100 abonnés chez Uber.
Ce qu’il y a derrière. Des photos prises sur place ne se fabriquent pas.
La plateforme qui héberge. Un site sans vérification ne garantit pas son compteur, quel que soit le camp.
Dans les mouvements sociaux sur les réseaux sociaux, il faut s’attacher à appréhender la création et la propagation dans les premiers temps.
ReputatioLab, #SaccageParis, 2021L’analyse ajoute un avertissement qu’une organisation attaquée peut reprendre : ne jamais parler en termes génériques, « les Français », « les Parisiens », « les internautes ». Ce qui s’exprime est une partie des parties prenantes, jamais une population.
Le monde agricole, laboratoire grandeur nature
Sept analyses du dossier portent sur l’agriculture. Le secteur sert de terrain d’essai : syndicats installés, militants mobiles, projets contestés et pétitions record y coexistent.
Deux modèles d’influence qui ne se croisent pas
En janvier 2025, la Coordination rurale passe de 3 à 14 départements en tête aux chambres d’agriculture, et le duo FNSEA-JA tombe sous la barre des 50 % pour la première fois de son histoire.
L’écart de couverture n’est plus que de 28 %, et il s’inverse là où les images comptent. Le lobbying, lui, reste asymétrique : la FNSEA obtient 81 amendements favorables dans la seule loi Duplomb, quand la Coordination rurale n’a déposé aucune fiche HATVP en 2024 mais publié 4 903 messages. L’analyse résume : les tracteurs sur l’autoroute remplacent les rendez-vous au ministère.
Les deux audiences ne se parlent pas. Moins d’un abonné sur dix est commun aux deux syndicats sur X, et sur TikTok la frontière est quasi hermétique avec 43 comptes partagés pour plus de 10 000. Plus notable : la première communauté d’abonnés de la Coordination rurale n’est pas agricole mais souverainiste, le monde agricole ne pesant qu’environ un quart de l’audience.
La fonction ne transmet pas l’audience
L’analyse des deux présidences de la FNSEA vaut pour toute organisation qui change de dirigeant. Les bases de Christiane Lambert et d’Arnaud Rousseau se chevauchent à peine, même si 58 % de l’audience du second suit aussi la première. Sur LinkedIn, 68 publications rassemblent près de 3 900 acteurs uniques, avec 20 journalistes en interaction régulière et 45 responsables politiques touchés, contre 11 240 comptes ayant liké au moins une fois chez sa prédécesseure.
La donnée ne prédit pas la colère
En 2024, ReputatioLab pose la question franchement : les signaux étaient-ils là ? Dans un panel de 17 000 journalistes, responsables politiques et lobbyistes, le salon de l’agriculture a généré 9 519 mentions sur l’année, la mobilisation 2 533. Surtout, les sujets qui allaient la porter, concurrence étrangère, traités de libre-échange, normes, ne pesaient rien avant. Le premier appel à retourner les panneaux avait connu une reprise médiatique proche du néant.
La data n’est pas et ne sera jamais prédictive lorsqu’on parle de social.
ReputatioLab, La donnée n’est pas une boule de cristal, 2024La cause est un biais de production : la donnée sociale doit être produite pour exister, et le ratio entre ceux qui créent du contenu et les passifs est estimé à 30-70. Quand 70 % des gens n’y figurent pas, on ne mesure pas une opinion, on mesure une expression.
Quand le politique occupe tout l’espace
Le salon de l’agriculture 2024 en donne la version extrême : sur 1,3 M de tweets, 90 % sont des retweets, et sur 1 300 messages, 130 seulement sont originaux. Le message agricole s’efface pendant que partis et médias occupent le réseau.
Même schéma en 2023 sur les néonicotinoïdes. Le ministre voit dans son fil 2,6 fois plus de messages d’agriculteurs mécontents que d’écologistes, et ce sont les médias qui produisent l’essentiel de l’impact mesuré sur lui. Le RN, absent lors de la crise de 2020, s’y investit cette fois par la voie parlementaire : une décision européenne à contester, des emplois menacés dans ses circonscriptions.
La pétition comme nouveau thermomètre
En juillet 2025, la pétition contre la loi Duplomb devient la plus virale depuis la création du dispositif : 11 759 signatures en moins de 24 heures le 16 juillet, plus de 460 000 sur la seule journée du 21 juillet, et 1,5 million au 22. Environ 583 leaders d’opinion se mobilisent en une semaine, pour 8 millions d’impressions et plus de 156 000 partages. Jusque-là, une seule pétition avait franchi les 100 000 signatures depuis 2020.
L’entraînement se mesure sur une pétition voisine, contre l’acétamipride : 123 signatures en 35 jours avant le 15 juillet, soit 3,5 par jour, puis 2 784 signatures en 7 jours, soit 398 par jour. Mais le seuil de 500 000 signatures pour un débat en séance ne crée aucune obligation : ce débat « ne pourra en aucun cas revenir sur la loi votée ».
L’enquête publique, conçue comme un outil de démocratie locale, est devenue un KPI de réputation.
ReputatioLab, Les luttes agricoles, 2026Le même glissement touche les projets. Sainte-Soline et les méga-bassines pèsent 55,5 % des publications avec 9 590 mentions, loin devant les fermes-usines et leurs 2 154 mentions. La mobilisation est déterritorialisée : Paris concentre 40 % des tweets géolocalisés, soit 985 sur 2 461. L’enquête publique se remplit avec des kits de contribution : 20 000 contributions pour Pure Salmon, 1 458 négatives contre 252 positives pour la raffinerie EMME. Groupama a refusé d’assurer les chantiers de bassines.
ONG, dirigeants, salariés : le message avant le canal
L’autre moitié du dossier regarde ceux qui mobilisent. Le constat le plus ancien reste le plus solide : ce qui fait plier une marque n’est pas l’audience, c’est l’indignation.
Un vrai message est un message qui indigne tout un chacun et qui peut se porter sans artifice.
ReputatioLab, Pourquoi Greenpeace n’a rien compris à son succès, 2013Le pendant éthique vient du cas « Mon école pour Lina » : un faux blog de mère de famille monté pour une ONG, repris par des blogueurs qui l’auraient découvert par hasard. La question posée ne se referme jamais : si une organisation fabrique un faux cas, qui garantit que les chiffres de ses études sont vrais ?
Quand une dirigeante fait mieux qu’une ONG
Le cas de Julie Chapon montre l’inverse de la logique d’ONG : une dirigeante qui se passe des relais. Ses 100 dernières publications rassemblent 118 489 likes venant de 66 439 comptes uniques, soit 6 fois plus d’audience que les dirigeants du SBF 120, et 558 journalistes ont liké au moins une publication, dont 179 de façon récurrente. Une pétition contre l’aspartame a réuni plus de 230 000 signatures, et 92 % des utilisateurs de l’application déclarent reposer un produit noté rouge en rayon.
Le résultat est borné : cette audience ne contient presque aucune ONG, aucun acteur politique, et pas les industriels visés. L’engagement est passé de plus de 20 k en 2021 à environ 5 k. Le réseau aura du mal à s’imposer comme espace de pression, 60 % des personnes qui likent un compte de dirigeant ne le suivant même pas.
Deux activismes, deux réseaux, trois points de jonction
Le panorama des activismes 2025, mené sur 30 associations et 30 militants, décrit un écosystème progressiste institutionnalisé, structuré autour de l’écologie radicale, présent sur Bluesky et refermé sur lui-même : les autres luttes y sont invisibilisées. L’activisme conservateur se regroupe autour d’élus et de figures médiatiques, s’établit sur X, et se connecte bien mieux aux pouvoirs publics et à la presse.
Les deux camps n’attaquent pas sur les mêmes terrains, mais se rejoignent sur trois sujets : la cause animale, les pertes d’emplois et les laboratoires pharmaceutiques. Une organisation peut y être prise des deux côtés à la fois.
Mobiliser ses propres salariés ne règle rien
Reste la tentation interne. L’analyse de l’employee advocacy mesure, sur le cas public de l’Anses, les interactions de 7 514 personnes ayant liké des salariés : la majorité sont dormants, les interactions restent isolées hors des services communication. S’y ajoute une règle valable pour tout porte-parole : dès qu’un salarié reprend les mots de l’entreprise, il perd l’authenticité, le seul actif que l’organisation n’a pas.
Ce que cela change pour une organisation
Ces analyses ne décrivent pas des militants tout-puissants, mais une capacité de nuisance facile à produire et difficile à lire, et un porteur de projet qui découvre le sujet quand il est déjà écrit par d’autres.
Le vrai sujet, pour les porteurs de projet, n’est plus de savoir s’ils ont le droit de construire, la loi Duplomb leur donne de plus en plus de marges. C’est savoir s’ils peuvent construire dans un environnement où la capacité de nuisance réputationnelle des opposants a été multipliée par dix en trois ans.
ReputatioLab, Les luttes agricoles, 2026- Coaliser dès l’écriture du projet. Sinon c’est trop tard : une fois le sujet tendancieux, il n’y a plus personne pour le défendre.
- Occuper le terrain narratif, même quand tout va bien. Le « vivons heureux, vivons cachés » laisse l’espace aux opposants.
- Lire les compteurs avec leur dénominateur. Part du 1 % le plus actif, part de reposts, âge des comptes, plateforme qui héberge.
- Viser le média, pas le réseau. Actions sportives comme néonicotinoïdes : ce sont les médias traditionnels qui produisent l’impact sur les responsables politiques.
- Construire un message qui se porte sans mode d’emploi. Une campagne qui fait rire ne mobilise que les convaincus.
- Ne pas attendre de la donnée qu’elle annonce la crise. Elle sert à objectiver, et à savoir à quel point un indicateur est biaisé.
Reste une question que le dossier pose sans la trancher : qui est finalement une minorité, les militants, l’entreprise, ou le responsable politique qui arbitre ? La décision, elle, revient à celui qui a préparé le terrain avant que le sujet ne sorte.
Les analyses qui fondent ce dossier
Chaque enseignement de ce dossier renvoie à l’un de ces articles, publiés par ReputatioLab. Ils sont classés par sous-thème, du plus récent au plus ancien.
Le monde agricole

Coordination rurale vs FNSEA : le choc des cultures et des audiences
Pendant très longtemps, quand on parlait de syndicalisme agricole en France, il n’y avait qu’un seul réflexe : regarder ce que disait la FNSEA. C’était comme ça depuis les années 60. L’interlocuteur unique de l’État, le cogestionnaire de la politique agricole française, le syndicat avec lequel tout se négociait.
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Les luttes agricoles : comment une minorité d’activistes arrive à prendre l’ascendant
Le salon de l’agriculture va ouvrir ses portes et, en dehors de la dermatose, du renouvellement des générations et de l’innovation, je me demandais ce serait pertinent d’aborder. Après des coups de sonde dans le secteur, un sujet m’a beaucoup plu : peut-on encore aujourd’hui mener des projets d’envergure en agriculture dans ce pays ?
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Loi Duplomb : la 1ère véritable mise à l’épreuve du dispositif de pétitions citoyennes lancé par l’Assemblée nationale, en 2020.
Et si l’article 10 devenait le dernier recours d’un Parlement bousculé par 1,5 million de signatures ? Pour rappel, le 11 juillet 2025, la pétition est mise en ligne sur la plateforme de l’Assemblée nationale. Le 22 juillet : 1,5 millions de signatures cumulées.
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Présidence de la FNSEA : est-ce que la fonction fait l’audience ?
La présidence de la FNSEA est un poste stratégique, à la croisée du dialogue social, du lobbying et de la gestion de crise. Mais au-delà de l’influence que confère cette fonction dans le monde agricole et auprès des pouvoirs publics, suscite-t-elle pour autant une réelle audience médiatique ?
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Salon de l’agriculture : derrière la politique, à quoi sert un salon professionnel ?
Ouverture menacée, salon ultra-politique et en pleine crise à l’approche des européennes : tous les ingrédients étaient présents pour un peu de fantaisie sur ce salon de l’agriculture avec des visites en relative baisse.
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Analyse de la contestation des agriculteurs : la donnée en affaires publiques n’est pas une boule de cristal
Nous sortons d’une forte mobilisation des agriculteurs qui ont exprimé leur ras-le-bol avec toute une série de revendications. Est-ce que ce soulèvement était prévisible ? Comment s’est-il exprimé ? Est-ce que des signaux n’ont pas été écoutés ? Je trouvais intéressant de revenir à l’aide de données sur ce qui a précédé cette mobilisation.
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Néonicotinoïdes : une guerre entre agriculteurs et écologistes avec le RN en embuscade
Suite à une décision européenne, le gouvernement français a dû annoncer la fin de la dérogation permettant d’utiliser des semences enrobées de néonicotinoïdes. Cette annonce soudaine arrive difficilement pour les agriculteurs qui ont manifesté ce mercredi.
Lire sur ReputatioLab →Activismes, collectifs et ONG

Est-ce que mobiliser les employés booste la stratégie des entreprises ?
Depuis quelques années, l’employee advocacy est présentée comme la solution ultime pour engager les collaborateurs, renforcer la marque employeur et accroître la visibilité organique des entreprises. Ce concept, où les salariés deviennent les ambassadeurs d’une organisation sur les réseaux sociaux, fait miroiter de mirabolantes retombées positives alors que beaucoup d’entreprises s’y sont cassé les dents.
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Le panorama des activismes 2025
Nous lançons le Panorama des activistes en partenariat avec No Com ! Le 3 juin, nous avons présenté les résultats de notre étude très intéressante sur les formes d’activismes et observer les différenciations entre celles-ci. Le résumé I.
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GénérationHeetch ou la difficulté de mobiliser, même avec du slacktivisme
Ce samedi à 12 h, Heetch lançait une opération de « manifestation numérique », poussant la logique du digital labor à son paroxysme. Quel dispositif était en place ? S’agissait-il d’un succès ? Réponse à travers une petite analyse qui démontre qu’aujourd’hui, même avec le slacktivisme, il est difficile de mobiliser ses troupes. I.
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#Libéracisme , #Dilcragate : les manifestations 2.0 ? On y est !
Je raffole des crises possédant un hashtag spécifique sur lequel il est facile d’extraire les données pour faire l’analyse. C’est la raison pour laquelle j’ai observé le hashtag #Liberacisme et #Dilcragate.
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Mon école pour Lina : quand une ONG et des blogueurs passent pour des idiots
Alerté par Sophie Gourion, je suis tombé sur un cas assez pitoyable de communication d’une ONG. Si la tentative avait pu être maligne, le bon sens semble loin de certaines ONG tandis que certains blogueurs aiment passer pour des idiots. Illustration de cas. I. Introduction Vers début Septembre naît un blog appelé « Mon école pour Lina ».
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Pourquoi Greenpeace n’a rien compris à son succès
Si j’avais commencé mes recherche, c’était suite à la crise Nestlé. C’est celle-ci qui m’a poussé à voir plus loin, qui m’a fait croire qu’en un instant une marque pouvait plier face aux consommateurs, celle qui m’a donc emmené ce gros cliché que j’ai heureusement très vite mis de côté pour prendre un costume de chercheur.
Lire sur ReputatioLab →Mobilisation réelle ou astroturfing ?

Pétition de Villiers : comment Reconquête tente avec astroturfing de singer les mobilisations de gauche
Déjà 1 878 874 signatures sur 2 000 000 ! C’est par ce chiffre important que se présente la pétition lancée par Philippe de Villiers, réclamant un référendum sur l’immigration.
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#SaccageParis : astroturfing ou opération militante ?
Hier matin, dans la matinale de RTL, Anne Hidalgo a souhaité faire le point sur la campagne #SaccageParis menée sur les réseaux sociaux qu’elle accuse d’être un mouvement d’astroturfing mené par l’extrême droite. Alors qu’en est-il réellement ? Analyse via Brandwatch Qu’est ce que l’astroturfing ?
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Campagne #LaissezLesTravailler d’Uber France : une mobilisation populaire ou un astroturfing ?
Souvenez-vous, je vous avais narré la situation au niveau lobbying entre Uber France et les taxis parisiens. Depuis, la situation semble très mauvaise pour Uber avec un gouvernement qui semble penché envers les taxis.
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