Dossier ReputatioLab · Guerre & Géopolitique 28 articles, 2013 à 2026

Rumeurs, désinformation, ingérences : comment ça circule sur les réseaux sociaux

Presque toutes les infox échouent, et ce sont souvent leurs démentis qui les font circuler. Depuis treize ans, ReputatioLab remonte rumeurs, officines et propagandes d’États jusqu’à leur premier message, et y trouve toujours très peu de comptes, beaucoup de reprises, et des médias qui amplifient.

Comment les réseaux de désinformation ont-ils opéré ?
28articles ReputatioLabtitres et extraits repris tels quels, chaque carte mène à l’article
2013 → 2026années couvertesde la première analyse à la plus récente
6sections de synthèsele sommaire les donne, à gauche

Le rythme des publications

20131article
20141article
20154articles
20166articles
20176articles
20182articles
20211article
20233articles
20241article
20252articles
20261article
À retenir

Ce que treize ans d’enquêtes nous apprennent

  1. La désinformation française est un écosystème, pas un nuage. En remontant la chaîne de diffusion de 18 fausses informations déjà passées au crible des vérificateurs de TF1, l’analyse de 2026 a cartographié 121 087 publications, 11 820 comptes et 26 376 reprises : des communautés, des comptes-ponts, des cibles récurrentes. C’est parce qu’elle est structurée qu’on peut la cartographier.
  2. La plupart des infox font un flop. « à part deux cas, les propagations sont extrêmement intimistes, sans impact ». Ce qui leur donne de la portée, c’est souvent leur démenti : BFMTV revient 1 182 fois dans ce même corpus.
  3. Une cible écrase toutes les autres. 84 % des publications visent Emmanuel Macron, son entourage ou l’exécutif, et le seul mot « Macron » concentre 24 810 publications. La fonction du récit n’est pas de salir un homme mais d’éroder la confiance dans tout ce qui fait autorité.
  4. Les rumeurs d’attentat ne naissent pas sur les réseaux sociaux. À Nice en 2016, les fausses prises d’otages du Buffalo Grill, du Negresco et du Méridien sortent des chaînes d’information en continu, et ceux qui les relaient ne sont pas sur place.
  5. Fabriquer une foule coûte presque rien. 242 personnes et un Tweetdeck suffisent à un adolescent pour installer un hashtag en tendance ; 75 faux comptes créés dans la nuit ont servi à lancer une rumeur contre un candidat en 2017.
  6. La propagande d’État se voit surtout là où on la commente. Sur un terrain de guerre précis en 2025, X reste le seul réseau réellement utilisé, Bluesky n’a aucune audience, et « les médias français évoquant la propagande russe sont souvent bien plus visibles que la propagande elle-même ».
  7. Prouver une ingérence reste hors de portée, et une loi n’y suffira pas. Tous les indicateurs disponibles sont biaisés, et « fake news » est un mot sans définition stable : trop large, elle empiète sur les libertés fondamentales. La réponse ne peut être que systémique.

Anatomie d’un écosystème de désinformation

De juin à novembre 2025, ReputatioLab a repris 18 fausses informations déjà vérifiées par TF1 et remonté toute leur chaîne de diffusion. Le résultat n’est pas un volume, c’est une forme. La désinformation française n’est pas un nuage diffus de gens qui partagent n’importe quoi : c’est un ensemble organisé, avec ses communautés, ses comptes de liaison, ses cibles et sa géographie.

121 087publications cartographiées2026, Comment les réseaux de désinformation ont-ils opéré ?
11 820comptes, 165 680 liens d’abonnement, 26 376 reprises2026, Comment les réseaux de désinformation ont-ils opéré ?
80 %des publications sont des partages2026, peu d’émetteurs et beaucoup de partageurs
84 %des publications visent l’exécutif2026, « Macron » pèse à lui seul 24 810 publications

Une poignée de comptes fait tenir l’ensemble

Le corpus se partage en deux populations très inégales. D’un côté, 76,5 % des relayeurs, soit 11 865 comptes, n’ont partagé qu’une seule des 18 infox : ils l’ont vue passer, ils l’ont relayée, ils ne reviennent jamais. De l’autre, une poignée de comptes-ponts relaie six ou sept rumeurs distinctes. Ce ne sont pas les plus gros en nombre d’abonnés, ce sont les plus polyvalents, et ce sont eux qui transforment dix-huit affaires isolées en un écosystème. À côté, quelques super-diffuseurs à très forte audience dont un seul retweet suffit à faire basculer une rumeur vers une autre échelle de visibilité.

Cette structure explique un résultat contre-intuitif : il n’y a pas de camp de la désinformation. Le récit du bunker présidentiel sert les opposants de droite comme de gauche ; une séquence sur Gaza sert à la fois une sphère et son contraire, pour des raisons opposées.

Il n’existe pas un camp de la désinformation. Il existe des rumeurs, et chacune épouse le clivage qui l’arrange. C’est précisément ce qui rend ces récits si efficaces : ils n’appartiennent à personne, donc tout le monde peut s’en saisir.

ReputatioLab, Comment les réseaux de désinformation ont-ils opéré ?, 2026

Un circuit fermé de sites, et un accélérateur involontaire

Les liens partagés dessinent un circuit qui produit et recycle ses propres récits. Une technique documentée depuis longtemps y revient : le faux nom de domaine proche d’un média connu, comme brutinfo.fr construit sur le modèle de france24.com.

Domaine relayéOccurrences dans le corpus
magazine.nexus.fr3 424
brutinfo.fr2 581
Telegram2 324
Odysee1 101
Rumble645
notrepays.fr581
stratpol.com352

Le deuxième circuit est moins attendu : les infox circulent aussi par leur vérification. BFMTV revient 1 182 fois dans le corpus. C’est le paradoxe réactionnel, que ReputatioLab documente depuis 2017 : on cherche à faire réagir une communauté, celle-ci veut punir l’émetteur, et sa punition fait la promotion du message. La même mécanique explique pourquoi une communauté macroniste et Renaissance de 1 171 comptes apparaît dans la cartographie de 2026 : elle est surtout à l’œuvre dans la riposte.

Propagande d’État : ce qui circule, et ce qui porte

La propagande numérique n’a rien inventé. L’analyse de 2016 la ramène à trois gestes hérités de la propagande d’avant le Web, dont seule la forme a changé.

  1. Se servir des médias de masse. Faire porter son discours par des organes existants, ce que la théorie appelle la seringue hypodermique.
  2. À défaut, créer des médias alternatifs. Un État qui n’a pas de média local dans le pays visé s’en fabrique un, ou en imite un.
  3. S’introduire dans le bouche-à-oreille. C’est l’usine à trolls, où des commentateurs occupent forums et espaces de commentaires pour créer un effet de masse.
  4. Tenir une logique de réseau. Faire converger les deux précédents, pour être à la fois dans les médias et dans les conversations.
145 017personnes touchées par les retweets de Russia Today2017, Quelle est l’influence russe sur la campagne présidentielle ? Sputnik touchait 57 337 personnes
1,2 millionde tweets pour dénigrer un opposant politique2016, Corée du Sud, cité dans le guide de l’astroturfing
1 %du trafic des sites bloqués allait vers les contenus terroristesEn 2016 : 35 000 pages vues pour 244 sites bloqués dont 68 sites terroristes

Ce dernier chiffre dit l’essentiel de ce que le dossier a trouvé, année après année : la capacité de diffusion et l’audience réelle sont deux choses différentes. En 2017, Russia Today touche 145 017 personnes en retweets sur la présidentielle française, mais le nombre de personnes ayant plus d’une interaction avec les deux médias russes reste confidentiel, moins de 15 000 individus. Et 90 % de ceux qui interagissent le font sous pseudonyme.

2015 La cyberattaque qui n’en était pas une

L’État islamique annonce avoir piraté des ministères français. Le Parisien et Le Figaro publient, puis corrigent le lendemain. En réalité, les données étaient publiques : une simple requête de moteur de recherche sur les fichiers de domaines gouvernementaux, et des fiches d’anciens sénateurs. Lire l’analyse

2023 Soudan : la certification payante comme arme

Cinq jours après le début du conflit, un compte se renomme en organe officiel d’une des deux forces, paie sa certification et annonce la mort de son chef. Le message est vu plus d’1 million de fois avant suppression. À côté, des comptes dormants depuis près de 10 ans sont réactivés, et des vidéos de jeu vidéo servent de preuve. Lire l’analyse

2023 Ukraine : la décrue entre deux batailles

Un an d’observation sépare Bakhmut, où la propagande tourne à plein régime, d’Avdiivka, où il ne circule presque plus rien. Entre les deux, la mort du chef de Wagner a mis à l’arrêt les pages africaines qui inondaient Facebook. Lire l’analyse et son annexe réseau par réseau

En 2025, la question a été posée autrement : la propagande prorusse est-elle sur tous les réseaux ou cantonnée à X ? En restreignant l’observation à un seul terrain d’occupation et à la langue française, la réponse est nette. Sur Bluesky, à peine trois publications pertinentes. Sur Telegram, une activité concentrée sur très peu de chaînes, avec des vues ne dépassant pas 1000 pour la plupart. Sur YouTube, une seule vidéo au-delà de 10 000 vues. Les actifs prorusses francophones sont devenus légers, et s’appuient sur de vieilles ressources, pages africaines sur Facebook ou comptes créés pendant la crise sanitaire.

En résumé, les médias français évoquant la propagande russe sont souvent bien plus visibles que la propagande elle-même.

ReputatioLab, Propagande russe : sur tous les réseaux ou cantonnée à X ?, 2025

Astroturfing : fabriquer une foule

Le mot vient d’un sénateur américain, Lloyd Bentsen, et d’une marque de gazon synthétique qui imite le gazon naturel à s’y méprendre. Il désignait les tentatives d’entreprises de simuler un emballement citoyen autour de leur cause, par opposition aux mouvements venus du terrain. La technique est ancienne : Richard Nixon faisait envoyer en masse des courriers de lecteurs vantant sa politique, les industriels du tabac avaient créé de faux groupes de soutien. Le Web n’a fait que la rendre accessible à tous.

Le dossier a produit une grille de lecture stable, dégagée en 2016 sur une opération de la patriosphère contre une émission de télévision. Cinq signes, qui se mesurent tous.

  1. Une courbe de publications inhabituelle. Elle démarre net à l’heure de l’opération, au lieu de monter puis de retomber comme un sujet réel.
  2. Des messages pauvres. Leur seul objet est de faire du bruit, donc le vocabulaire se répète.
  3. Un fort taux de reprises. Près de 90 % de retweets pour 10 % de messages originaux.
  4. Un fort taux de messages par personne. 28 702 messages pour 3 202 comptes, soit 8,96 par personne, et plus de 50 comptes ayant publié plus de 100 fois.
  5. Une foule étroite. Tout le monde est connecté à tout le monde : 2 012 des 3 202 comptes avaient aussi tweeté sur l’opération précédente, soit 62,83 %.

Le rappel qui va avec : il en faut très peu. Sur la même opération, 20 000 messages publiés par 6 000 à 8 000 personnes ont suffi à s’immiscer dans un débat de primaire télévisé. Et un adolescent de La Réunion, suivi pendant un mois en 2016, plaçait des rumeurs en tendance avec 277 comptes inscrits sur un seul Tweetdeck, puis les retweetait à la même seconde. Sur cinq opérations, ses tendances n’ont mobilisé en tout que 8 372 comptes uniques.

L’argent joue aussi, quand la patience manque. Début 2017, la même analyse a identifié le premier acte de botting de la campagne présidentielle : un compte qui achète ses abonnés et ses reprises, pilote 135 comptes depuis un Tweetdeck et les fait publier à la même seconde. L’objectif n’est pas de convaincre mais de peser sur les tableaux de bord : nuages de mots, classements de comptes influents, études quantitatives publiées pendant la campagne.

Un trending topic n’est PAS le sujet le plus discuté sur Twitter.

ReputatioLab, Comment un jeune troll place des hashtags en trending topic, 2016

Les petits comptes, indice le plus visible et le plus trompeur

La part de comptes à très faible audience est le signe le plus facile à mesurer. C’est aussi celui qui trompe le plus, parce qu’un compte neuf peut être un robot, un faux profil, ou une vraie personne qui s’inscrit pour l’occasion.

Campagne Uberpetits comptes64 %
Opérations antiracistespetits comptes35 %
Fachosphèreplancher observé20 %

Part de comptes de moins de 100 abonnés parmi les participants, relevée dans l’analyse de la campagne Uber et dans le guide de l’astroturfing, tous deux de 2016. Les deux derniers chiffres sont des planchers observés, pas des moyennes.

2016 Uber, le doute assumé

Sur la campagne de mobilisation contre les taxis, 6 617 des 10 089 comptes ont moins de 100 abonnés, et 450 comptes venaient d’être créés dans les quatre derniers jours. Puis Uber a expliqué avoir envoyé un courriel à 1,5 million d’utilisateurs avec un message pré-rédigé, ce que la courbe horaire confirme. Verdict de l’analyse : le flou est total, et c’est là toute la difficulté de se fier aux indicateurs d’une plateforme. Lire l’analyse

2014
Une ONG contre une émission

Contre le tournage d’une émission dans un pays accusé de persécutions, une ONG a mené des opérations d’une discipline quasi militaire : tutoriels de tweetstorm, liens pré-remplis, site dédié avec compte à rebours avant l’émission, puis compteur de messages par minute pour créer l’effet de groupe. Lire l’analyse

2021 #SaccageParis, le verdict nuancé

Accusée d’être un astroturfing d’extrême droite, la campagne n’en était pas un. Oui pour la suractivité de départ, un compte à 1 230 messages et 7 221 abonnés en un mois, et pour l’intention politique. Non pour le reste : 218 comptes ont publié 46 894 des 134 969 messages, soit 34,7 %, ce qui reste acceptable quand l’affaire Benalla montait à 89 % des messages produits par 1 % des plus actifs. Et les images étaient vraies. Lire l’analyse

2025 Une pétition sans base citoyenne

1 878 874 signatures affichées sur 2 000 000. Mais dans le panel Follaw des 20 000 personnes qui comptent, les partages sont très limités et toujours les mêmes. La pétition sort directement d’un média et d’un parti, n’a même pas de bouton de partage sur son site, et le compteur n’est garanti par aucune plateforme de vérification. Lire l’analyse

Ce dernier cas inverse la mécanique habituelle. Les pétitions qui ont réellement pesé partagent toutes le même profil : un démarrage ni médiatique ni politique, une reprise citoyenne massive, des relais transpartisans, et une couverture de presse une fois la propagation admise. Ici, c’est le traitement médiatique qui crée la propagation. Les relais tiennent en une poignée de titres et d’émissions.

Logo Boulevard VoltaireBoulevard Voltaire Logo CNewsCNews Logo Rassemblement nationalRassemblement national Le JDD Frontières Valeurs Actuelles

Ce que l’astroturfing vise réellement : le journaliste

Toutes ces opérations ont la même cible finale, et ce n’est pas le grand public. En 2015, un fait divers rémois devient une affaire nationale parce que les réseaux sociaux seraient en feu. Quand la première chaîne d’information sort l’information à 15 heures, il y a 215 messages uniques, 882 avec les reprises. Le soir, quand tous les médias en parlent, on compte 3 211 messages dont 912 originaux, produits par 2 500 personnes. C’est cela qu’une dépêche a décrit comme un embrasement.

Dans les mouvements sociaux sur les réseaux sociaux, il faut s’attacher à appréhender la création et la propagation dans les premiers temps.

ReputatioLab, #SaccageParis : astroturfing ou opération militante ?, 2021

Rumeurs : comment elles naissent, et comment elles meurent

C’est le sujet le plus ancien du dossier, et celui où les conclusions ont le moins bougé. Dès 2013, sur un micro-événement observé en direct, ReputatioLab décrit le moteur : un buzz a besoin de neuf pour continuer, et quand il n’y a plus rien de neuf, chacun ajoute son détail. C’est là que la rumeur apparaît. Il suffit de 1000 messages à son sommet pour offrir une visibilité de milliers de personnes à une histoire qui serait autrement restée invisible.

1 992messages originaux sur la fausse prise d’otages2016, Nice : 23 641 messages au total sur la séquence
400 000messages francophones dans la nuit du 13 novembre2015, Le fil des attentats sur Twitter
10 327messages ont suffi à faire réagir un candidat sur une rumeur intime2017, De la patriosphère aux médias
92 %des comptes ayant relayé au moins 5 rumeurs étaient aussi les plus actifs autour des médias russes2017, et 75 % pour ceux qui en ont relayé au moins trois rumeurs

La mécanique, en sept temps

L’analyse des quatre rumeurs de prise d’otages pendant l’attentat de Nice, en 2016, a produit la description la plus précise du dossier. Elle vaut au-delà des attentats.

  1. Un vrai événement se déroule. Un bruit, un attroupement de policiers. Il y a toujours un fond de vérité derrière une rumeur.
  2. La perception est requalifiée. Le bruit devient un coup de feu, l’attroupement devient une prise d’otages.
  3. La rumeur est répercutée et enrichie. Ce n’est plus au restaurant que cela se passe, mais dans un hôtel, puis dans un autre.
  4. Des éléments extérieurs semblent la confirmer. Les forces d’intervention arrivent, une chaîne d’information en continu reprend le mot.
  5. Les premiers contre-signaux apparaissent. Des témoignages de proches, d’autres sons de cloche.
  6. Un journaliste reprend la parole d’un officiel. Première indication solide.
  7. Le démenti officiel arrive. À Nice, plus d’une heure après l’éclosion de la rumeur.

Trois enseignements précis en sortent, et ils contredisent le sens commun. D’abord, l’origine : sur les quatre rumeurs analysées, elle est presque toujours une chaîne d’information en continu ou un témoignage de rue, jamais un plaisantin en ligne. Ensuite, la géographie : en relevant les localisations déclarées dans les profils, les propagateurs sont massivement ailleurs qu’à Nice. Ils sont des témoins secondaires, puis tertiaires quand des comptes qui couvrent l’actualité uniquement depuis leur fil ajoutent un conditionnel. Enfin, l’audience : les rumeurs sont très peu reprises, 307 messages originaux sur 3 310 pour l’une, 105 sur 3 865 pour l’autre, et ce sont les démentis qui capitalisent les reprises.

Les rumeurs ne naissent pas sur Twitter. Il n’y a pas de petits plaisantins qui s’amusent à démarrer une rumeur sur le réseau social.

ReputatioLab, Le mécanisme des rumeurs durant les attentats, 2016

Hors attentat, trois itinéraires de rumeur reviennent : celle qu’on fabrique de toutes pièces avec un faux support, celle qu’un média lance sans le vouloir, et celle qui sert de carburant à un récit déjà installé.

2017 Un quotidien belge plagié

Un site copie l’apparence d’un journal, à une lettre près dans l’adresse, pour y loger un article sur le financement d’un candidat par un État étranger. Trois comptes à noms génériques le poussent vers la presse et vers les adversaires du candidat. Les indices pointent vers l’Iran plutôt que vers la Russie. Le journal aurait pu repérer le site miroir deux semaines plus tôt en surveillant les mentions qui le citaient. Lire l’analyse

2024 Les Jeux olympiques annulés

Avant l’article de presse qui lance l’affaire : une seule publication sur LinkedIn, 11 sur Facebook et 9 sur Instagram, aucune ne portant la rumeur. L’analyse est sans détour : on a une histoire qui n’existe nulle part. Les comptes qui la reprennent ensuite sont des habitués, mais ils ne se coalisent même pas. Lire l’analyse

2015 La théorie du complot, trois profils

Producteurs de contenu, qui déforment une actualité parce qu’elle sert leur cause. Relayeurs, qui n’inventent rien mais changent le cadrage. Consommateurs, en perte de sens devant un événement, à qui la théorie apporte une explication qui leur paraît plus vraisemblable que la vérité. Seul le troisième profil est atteignable, par l’éducation à l’esprit critique. Lire l’analyse

La presse, maillon décisif

Dès 2014, le dossier documente ce qui reviendra ensuite dans presque chaque cas : les médias se citent l’un l’autre comme source de confiance et ne remontent jamais à la source primaire. En une seule journée, trois informations de presse étaient un coup de communication ou une rumeur, dont une lancée par son auteur pour prouver précisément qu’elle circulerait sans vérification. Dix ans plus tard, la rumeur des Jeux olympiques suit exactement ce chemin.

On ne regarde plus à l’information qui apporte le plus de sens, mais celle qui apporte le plus de vues.

ReputatioLab, La presse en crise, 2014

Prouver une ingérence : les limites de l’enquête et de la loi

C’est la partie la plus inconfortable du dossier, et la plus constante. En 2018, au moment où les questions d’ingérence arrivent dans le débat public, l’analyse pose une limite nette : les indicateurs existent, ils donnent des indices, ils ne prouvent rien. Un pseudonyme reste un pseudonyme.

Indicateur utiliséCe qu’il montreSon biais
Degré de productionUne activité de 800 à 1200 messages par jour, soit près d’un message par minute sans dormirDes personnes réelles, très disponibles et très motivées politiquement, atteignent ce rythme
Proximité avec un écosystème de référenceLes ultra-actifs poussent aussi les médias qui cadrent l’actualité dans un sens donnéCorrélation n’est pas causalité : il est logique qu’une contestation du pouvoir et un contre-pouvoir médiatique se rejoignent
Base de données de désinformations antérieuresReconnaître une nouvelle opération à ses réseaux connusLa base est détruite par les fermetures de comptes, et certains réseaux sont créés pour l’occasion

À cela s’ajoute un obstacle de volume. En 2018, un mouvement social génère 10 millions de messages en un mois, quand les attentats de Paris en avaient produit 1 million et ceux de Nice 1,5 million. L’analyse d’un tel flux dépasse ce qu’une équipe peut traiter dans le temps où l’information circule.

La précaution qui accompagne toute cartographie

L’analyse de 2026 le pose noir sur blanc : un compte peut apparaître sur une cartographie sans avoir partagé de rumeur, simplement parce qu’il en parlait ou la signalait dans un but bienveillant. C’est exactement ce qui explique la présence d’une communauté de riposte de 1 171 comptes dans un corpus de désinformation. Une carte de propagation nomme des participations, pas des intentions.

Il est impossible de prouver une ingérence russe sur base des indicateurs à notre disposition. Seuls les GAFA et les journalistes d’investigation ont les clés.

ReputatioLab, Ingérences étrangères : quasi impossibles à prouver, 2018

Un mois plus tard, la même limite se retrouve du côté du droit. Une loi annoncée contre les fausses informations bute d’abord sur la définition : le terme est un mot valise sans essence théorique, et s’il est défini trop largement, il empiète sur la liberté d’expression et sur celle de la presse. En contexte électoral, l’analyse distingue trois formes qui appellent trois réponses différentes, et dont deux échappent complètement à la loi. Une opération bâtie sur des informations fausses, d’abord, qui utilise des espaces temporaires appelés à disparaître et fait circuler le message par de vraies personnes convaincues de partager une vraie information. Une opération bâtie sur des informations véridiques, ensuite, décontextualisées puis recontextualisées, où il n’y a rien de plus vrai qu’une vraie vidéo. Le cadrage éditorial, enfin, qui ne falsifie rien et relève de la ligne d’un média.

Ce que cela change pour une organisation

Mises bout à bout, ces analyses ne disent pas qu’il faut craindre les réseaux sociaux. Elles disent que la plupart des indicateurs qu’on y lit sont faux, et que les décisions prises sur ces indicateurs coûtent plus cher que le phénomène lui-même. Trois gestes en découlent.

1. Mesurer le départ, pas la fin

C’est le geste le plus rentable, et le plus souvent sauté. Une capture d’écran de plateforme de veille prise au moment où la polémique est visible ne montre que la fin : une fois toute la propagation terminée, la composition des participants n’a plus rien à voir avec celle du départ. C’est ce qui a fait attribuer #SaccageParis à l’extrême droite alors que la communauté initiale rassemblait des riverains et des militants de plusieurs partis d’opposition. Le geste concret est un relevé de canal : qui a publié quoi, sur quel réseau, avant le premier article. Il a suffi à établir que la rumeur des Jeux olympiques n’existait nulle part avant sa parution dans la presse, et que la pétition de 2025 ne venait pas d’une base citoyenne.

2. Compter des personnes, pas des messages

Les volumes trompent parce qu’un petit nombre de comptes très actifs produit un très grand nombre de messages. Les rapports à surveiller sont toujours les mêmes : messages par personne, part des reprises, part des comptes à très faible audience, concentration chez les 1 % les plus actifs. Ce sont eux qui distinguent 2 500 personnes d’un embrasement national, et 218 comptes d’une opinion. Et quand le doute reste, le dossier montre qu’il faut le dire : sur la campagne Uber, l’analyse conclut au flou total plutôt qu’à la manipulation.

3. Décider de répondre, plutôt que répondre par réflexe

Le paradoxe réactionnel est la leçon la plus coûteuse du dossier. Une communauté qui veut punir l’émetteur d’un message fait la promotion de ce message. C’est le ressort explicite des opérations de 2017 contre un candidat, et c’est aussi ce que montre la rumeur des Jeux olympiques : en démentant publiquement, l’institution visée a donné à l’histoire une visibilité qu’elle n’avait pas. L’analyse va jusqu’à nommer le standard attendu dans ce cas, quatre temps qui parlent de ce que l’on fait et non de ce que l’on nie : nous savons, nous faisons, nous nous soucions, nous reviendrons.

Et en amont, une veille qui regarde ailleurs que le volume

Deux signaux faibles reviennent dans le dossier. Le premier est le nom de domaine : la copie d’un média, à une lettre près, est une technique documentée depuis des années, et le journal plagié en 2017 aurait pu repérer le site deux semaines avant l’affaire en surveillant simplement les mentions qui le citaient sans pointer vers son propre site. Le second est la date de création des comptes : 75 faux comptes créés dans une même nuit, 450 comptes créés en quatre jours, des comptes dormants depuis près de 10 ans réactivés le même jour. Ces deux contrôles sont à la portée de n’importe quelle cellule de veille, et ils précèdent l’emballement au lieu de le constater.

Reste ce que ces analyses ne promettent pas. Elles ne permettent pas d’attribuer une opération à un État, et elles le disent. Elles ne remplacent pas une réponse politique, économique et législative, qui devra venir de tous les acteurs à la fois. Ce qu’elles offrent est plus modeste et plus utile au quotidien : savoir, avant de décider, si l’on a devant soi un mouvement réel, une communauté organisée, ou le bruit de quelques centaines de comptes.

Les analyses qui fondent ce dossier

Chaque enseignement de ce dossier renvoie à l’un de ces articles, publiés par ReputatioLab. Ils sont classés par sous-thème, du plus récent au plus ancien.

Propagande et ingérences d'États

Comment les réseaux de désinformation ont-ils opéré ?

Comment les réseaux de désinformation ont-ils opéré ?

Les logiques de désinformation m’ont toujours intéressé, mais cela faisait longtemps que je m’y étais pas plongé. De juin à novembre 2025, nous avons repris 18 fausses informations déjà passées au crible des vérificateurs de TF1 et remonté toute leur chaîne de diffusion.

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Propagande russe : est-elle sur tous les réseaux ou cantonnée à X ?

Propagande russe : est-elle sur tous les réseaux ou cantonnée à X ?

Ce lundi, Franceinfo publiait un article intitulé : « la désinformation prorusse s’invite aussi sur le réseau social Bluesky »

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Ukraine : comment se propage la propagande sur les réseaux sociaux ?

Ukraine : comment se propage la propagande sur les réseaux sociaux ?

Alors que le conflit israélien occupe l’espace médiatique, Saper Vedere a mené une analyse attentive durant un an des échanges sur le conflit ukrainien sur les réseaux sociaux.

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Analyse approfondie de la propagation de Bakhmut et Adviika sur les réseaux sociaux

Analyse approfondie de la propagation de Bakhmut et Adviika sur les réseaux sociaux

Alors que le conflit israélien occupe l’espace médiatique, Saper Vedere a mené une analyse attentive durant un an des échanges sur le conflit ukrainien sur les réseaux sociaux.

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La désinformation sème le trouble en plein conflit soudanais

La désinformation sème le trouble en plein conflit soudanais

Aussi complexe soit-elle, l’histoire du Soudan est marquée par de nombreux conflits au cours du XXème siècle. À travers les rébellions et l’indépendance du Soudan du Sud en 2011, l’État soudanais enregistre un climat politique instable depuis des décennies.

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Ingérences étrangères sur les réseaux sociaux : elles sont quasi impossibles à prouver

Ingérences étrangères sur les réseaux sociaux : elles sont quasi impossibles à prouver

Pas mal de journalistes se posent aujourd’hui des questions sur l’analyse des réseaux sociaux suite au phénomène des gilets jaunes, notamment depuis la sortie d’un article du Times mettant en scène une analyse d’une entreprise de Cybersécurité. Forcément, nous sommes à 10 M de tweets en un mois.

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Quelle est l’influence russe sur la campagne présidentielle française ?

Quelle est l’influence russe sur la campagne présidentielle française ?

L’influence russe sur les élections est abordée par beaucoup d’acteurs, notamment à l’occasion de l’élection de Trump. On parlera aussi très souvent des organes médiatiques officiels de la propagande russe que sont Sputnik et Russia Today. Dans les faits, quelle est l’étendue de cette influence ? Qui propage ces informations ?

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Empty government office at dawn, rows of identical desks with rotary microphones, dust motes suspended in slanted window light

Quelle forme prend la propagande des Etats sur les réseaux sociaux ?

De plus en plus, les Etats et les partis politiques commencent à investir les réseaux sociaux pour propager un discours de propagande. Quels sont actuellement les moyens de propagande qu’ils essaient de mettre en œuvre actuellement ? Tentative de portrait. I.

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#FranceUnderHacks ? une cyberpropagande en carton de l’Etat Islamique

#FranceUnderHacks ? une cyberpropagande en carton de l’Etat Islamique

Dimanche, l’État Islamique a lancé une « vaste » offensive de cyberhacking sur la France où elle aurait eu accès à des données sur le Ministère de la Défense et de la Culture.

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Astroturfing et faux comptes

Pétition de Villiers : comment Reconquête tente avec astroturfing de singer les mobilisations de gauche

Pétition de Villiers : comment Reconquête tente avec astroturfing de singer les mobilisations de gauche

Déjà 1 878 874 signatures sur 2 000 000 ! C’est par ce chiffre important que se présente la pétition lancée par Philippe de Villiers, réclamant un référendum sur l’immigration.

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#SaccageParis : astroturfing ou opération militante ?

#SaccageParis : astroturfing ou opération militante ?

Hier matin, dans la matinale de RTL, Anne Hidalgo a souhaité faire le point sur la campagne #SaccageParis menée sur les réseaux sociaux qu’elle accuse d’être un mouvement d’astroturfing mené par l’extrême droite. Alors qu’en est-il réellement ? Analyse via Brandwatch Qu’est ce que l’astroturfing ?

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Rows of identical office desks in a dim open-plan room at night, each with an empty swivel chair pushed back

Comment une officine a créé 75 comptes pour nuire à Emmanuel Macron

Ce samedi, une opération a eu lieu en se servant des blogs de Mediapart pour nuire à Emmanuel Macron. La tentative, mobilisant 75 faux comptes fut diablement orchestré et n’a heureusement pas pris.

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Phil. P. , le premier Astroturfing / acte de Botting de la présidentielle

Phil. P. , le premier Astroturfing / acte de Botting de la présidentielle

Cela devait arriver. Je viens de dénicher le premier véritable acte d’utilisation de bots de la présidentielle française. Et celui-ci a bien pu influencer quelques études de statistiques quantitatives sur base des tweets. Décryptage. Il s’appelle Phil P., il se dit responsable de bureau d’étude et est présent sur Twitter depuis à peine 3 mois.

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#RuquierDegage, premier astroturfing assumé de la patriosphère

#RuquierDegage, premier astroturfing assumé de la patriosphère

Nous sommes jeudi à 22h18 lors du débat de la primaire sur France 2. La Patriosphère vient de réussir un coup de force, puisqu’elle a réussi à s’immiscer dans le débat grâce à Ali Juppé. Pour cela, il lui aura suffi de 20 000 tweets par 6000 à 8000 personnes.

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Weathered public notice board in a village square covered with dozens of identical blank white sheets, morning light

Comment influencer l’opinion publique et les journalistes via l’astroturfing ?

Avaaz.org, lapetition.be, change.org, les sites de pétition en ligne florissent ça et là et avec eux le nombre de sollicitations citoyennes de mobilisation publiques. Il est un fait que le citoyen râle sur tout et sur n’importe quoi et qu’il faut un moyen de montrer qu’il n’est pas le seul.

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Campagne #LaissezLesTravailler d’Uber France : une mobilisation populaire ou un astroturfing  ?

Campagne #LaissezLesTravailler d’Uber France : une mobilisation populaire ou un astroturfing ?

Souvenez-vous, je vous avais narré la situation au niveau lobbying entre Uber France et les taxis parisiens. Depuis, la situation semble très mauvaise pour Uber avec un gouvernement qui semble penché envers les taxis.

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L’affaire du bikini de Reims ? Un astroturfing du FN et des médias à la rue

L’affaire du bikini de Reims ? Un astroturfing du FN et des médias à la rue

Dans un parc de Reims, interpelle un banc de jeunes femmes en bikini par un  « allez vous rhabiller, c’est pas l’été ! ».

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Rumeurs : de l'attentat à l'élection

Annulation des Jeux olympiques ? Itinéraire d’une rumeur

Annulation des Jeux olympiques ? Itinéraire d’une rumeur

Les Jeux olympiques seraient annulés par le président du CIO suite au chaos des élections. C’est la rumeur loufoque et folle qui a circulé au point de faire l’objet d’un article. La faute aux réseaux sociaux ? A la désinformation russe ?

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Qui sont ceux qui ont propagé les principales rumeurs de la présidentielle Française ?

Qui sont ceux qui ont propagé les principales rumeurs de la présidentielle Française ?

De nombreuses rumeurs ont émergé au cours de la présidentielle. Dès lors, on peut se demander les communautés qui sont à l’oeuvre dans la propagation de celles-ci. Comme mes enquêtes sur la rumeur du financement de Macron par l’Arabie Saoudite et celle autour de Cahuzac Macron, il est très difficile d’isoler l’origine d’une rumeur.

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Plagiat du Soir : Marion Le Pen s’est-elle fait avoir par une propagande de l’Iran ?

Plagiat du Soir : Marion Le Pen s’est-elle fait avoir par une propagande de l’Iran ?

Au début du mois de mars, une folle rumeur a sonné sur le Web à l’aide d’un site plagiat du Soir : Macron et l’Arabie Saoudite roulerait ensemble. Depuis, des experts européens pointeraient la Russie dans cette opération. Il fallait donc mener l’enquête sur la rumeur, ce que j’ai fait à l’aide de Brandwatch et Visibrain.

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Late-night newsroom corridor with an empty radio broadcast booth behind glass, red light glowing, chairs pushed back from microphones

Comment la rumeur parisienne de Gallet avec Macron est passée de la patriosphère aux médias

Au départ, une rumeur assez répandue dans Paris selon laquelle Macron serait gay et en couple avec Gallet, le président de Radio France. La rumeur est sous-entendue par des membres de la Patriosphère assez quotidiennement depuis longtemps, elle va prendre de l’ampleur au fur et à mesure du temps.

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Comment un jeune troll parvient-il à placer des rumeurs et hashtags sulfureux en trending topic ?

Comment un jeune troll parvient-il à placer des rumeurs et hashtags sulfureux en trending topic ?

Il s’appelle Ulrich, il vit à la réunion et son passe-temps favori est de créer des trending topic sur Twitter.

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Le mécanisme des rumeurs durant les attentats. Le cas de Nice

Le mécanisme des rumeurs durant les attentats. Le cas de Nice

Ayant mené d’autres analyses les fois passées, je trouvais assez intéressant d’analyser le mécanisme des rumeurs durant les attentats.

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Infos, complots, fausses alertes et rumeurs : le fil des attentats sur Twitter

Infos, complots, fausses alertes et rumeurs : le fil des attentats sur Twitter

Moments de trouble total que celui des attentats de Paris où une fois de plus, les réseaux sociaux ont joué un rôle tout à fait incroyable. Jamais autant de tweets n’avaient été échangés et jamais la paranoïa n’avait pu être observée de si près.

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Quelle propagation de l’information pour la théorie du complot ?

Quelle propagation de l’information pour la théorie du complot ?

Le 12 février, j’étais l’invité aux entretiens du Service d’Information du Gouvernement français à propos de la théorie du complot. A cette occasion, j’ai appliqué les méthodes que j’utilise habituellement afin de cerner la propagation de ces théories par les réseaux sociaux. I. Complotistes : qui sont-ils ?

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La presse en crise: machine à rumeur, relai à buzz et perte de crédibilité.

La presse en crise: machine à rumeur, relai à buzz et perte de crédibilité.

La semaine passée, mardi fut un jour absolument hors du commun. Pourquoi donc me direz-vous ?  Tout simplement parce 100% de son contenu éditorial dans la presse était du vent.

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Crowd of hands reaching toward a single overturned wooden chair in an empty village square at dusk

La rumeur et le lynchage 2.0 sur le web

La façon dont les rumeurs et le lynchage 2.0 sur les entreprises commencent est un processus extrêmement compliqué à schématiser et à observer. D’où cela débute? Comment la rumeur évolue-t-elle ? La réponse peut être trouvée dans des phénomènes plus petits qui sont dès lors plus observables que les « bad buzz » ou rumeurs traditionnels I.

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Et la loi ?

Rows of newspaper vending boxes on a windswept sidewalk at dawn, their glass doors reflecting an overcast sky

Loi anti-fake news : un grain de sable dans le désert

Lors de ses voeux à la presse, Emmanuel Macron a annoncé une loi anti-fake news dans un contexte électoral. En l’état, c’est une initiative intéressante mais elle ne constitue qu’un grain de sable dans le désert et elle va se heurter à de nombreuses embûches.

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