Le rythme des publications
Ce que douze ans d’analyses nous apprennent
- Les compteurs sociaux ne disent pas qui gagne. Nicolas Sarkozy dominait presque tous les indicateurs de la primaire de droite et n’a pas atteint le second tour. Ces chiffres mesurent une mobilisation, pas un bulletin. Ce que le Web social dit de la primaire de droite
- On ne subit pas sa bulle, on y entre. La cartographie de dix millions de tweets de la présidentielle montre des camps fermés sur leurs propres sources, sans qu’aucun fil algorithmique ne l’impose. Y a-t-il des bulles informationnelles ?
- Une minorité mobilisée ressemble à une majorité. Pendant le discours de François Hollande et Angela Merkel au Parlement européen, un camp trustait tous les classements alors que sa communauté restait minoritaire dans le graphe. Le FN s’organise sur Twitter
- Une rumeur n’a pas besoin de volume. Dix mille trois cent vingt-sept tweets de la patriosphère ont suffi pour qu’un candidat réponde publiquement à une rumeur jamais évoquée jusque-là. De la patriosphère aux médias
- L’ingérence se mesure au lieu de se supposer. Russia Today a touché 145 017 personnes différentes pendant la campagne, mais le noyau qui interagit plus d’une fois avec les médias russes reste sous les quinze mille individus. Quelle influence russe sur la campagne ?
- Les réseaux sont devenus des réseaux de fidélité. Le bilan des municipales le dit sans détour : ils entretiennent des convaincus et alimentent le terrain, ils ne conquièrent plus. Sarah Knafo est-elle favorisée par les algorithmes ?
Les indicateurs sociaux ne disent pas qui gagne
C’est le fil rouge de douze ans de mesures, et il a toujours été écrit avant les résultats, jamais après. Avant chaque scrutin, ReputatioLab publiait le classement des candidats selon les seuls indicateurs sociaux : engagement, partages, abonnés, vues, taille des communautés pendant les débats. L’exercice devait éviter l’analyse d’après-match. Il a surtout établi que ces classements ne prédisent rien.
Le Web social n’est pas un bon indicateur pour évaluer la puissance d’un candidat dans les urnes.
ReputatioLab, Ce que le Web social dit de la primaire de droite, 2016Le contre-exemple qui a servi de démonstration
L’analyse des publics Facebook des deux finalistes de la primaire de droite donne le chiffre le plus parlant de la série. Facebook estimait à 280 000 les personnes intéressées par Alain Juppé, contre 160 000 pour François Fillon. C’est Fillon qui a gagné, largement.
Les corpus Twitter viennent de Visibrain, complétés par Brandwatch, Talkwalker et Radarly, et par SoPrism pour lire les audiences telles que Facebook les voit. Les amendements et les prises de parole des groupements d’intérêts sont suivis avec Follaw.SV. Les cartographies sont construites sous Gephi : chaque point est un compte, chaque lien une mention, un partage ou un abonnement.
Des bulles dans lesquelles on saute sciemment
Le débat public attribue volontiers les bulles informationnelles aux algorithmes. Ces analyses disent autre chose. La cartographie de plus de dix millions de tweets de la présidentielle, puis d’un demi-million de tweets pris sur une semaine pour observer les domaines partagés plutôt que les comptes, aboutit au même dessin : chaque camp s’informe dans son propre couloir.
Oui nous avons des bulles informationnelles. Et non, ce n’est pas un algorithme qui nous les fixe. Nous y sautons sciemment.
ReputatioLab, Y a-t-il des bulles informationnelles ?, 2017Les grands médias sont cités par tout le monde : ce qui distingue les couloirs, c’est ce qui vient s’ajouter à eux.
| Communauté militante | Les trois domaines les plus partagés |
|---|---|
| Marine Le Pen | Boulevard Voltaire, FrDeSouche, Le Figaro |
| François Fillon | Le Figaro, Valeurs Actuelles, L’Opinion |
| Emmanuel Macron | Le Figaro, Le Monde, Libération |
| Jean-Luc Mélenchon | Le Monde, L’Huffington Post, FranceTvInfo |
| Benoît Hamon | Libération, Canal +, Le Monde |
L’asymétrie est nommée clairement : la bulle formée par les communautés de Fillon et de Le Pen est celle qui s’écarte le plus des médias traditionnels et relaie des sites qualifiés de complotistes. Le cas PenelopeGate le confirme, où un même fait produit cinq lectures. Il ne s’agit pas d’un choix de journal mais d’un cadrage : chez l’extrême droite, l’information n’est pas seulement décryptée autrement, elle est mise en contexte par d’autres informations et d’autres cadres de pensée.
Un débat ne déplace personne
La démonstration la plus ancienne du dossier porte sur le retour de Nicolas Sarkozy en plateau. En découpant la soirée en quatre moments, la cartographie montre des communautés qui grossissent sans jamais se mélanger. Le même exercice sur l’intervention de François Hollande face aux Français donne deux blocs séparés. Dans les deux cas, une fois l’émission finie, les conversations s’arrêtent net.
On a donc en réalité des communautés qui discutent entre eux, mais qui ne dialoguent pas.
ReputatioLab, Les discussions politiques sur Twitter, le cas Sarkozy, 2014La fabrique du bruit : minorités, faux comptes, rumeurs
Si les réseaux ne déplacent pas les convictions, ils fabriquent une apparence. C’est la partie la plus documentée du dossier, et la plus constante d’un scrutin à l’autre : occuper les classements pour produire une impression de majorité.
Le cas du botteur de la présidentielle est le plus net. Repéré parce qu’un tweet politique ordinaire récoltait plus de mille deux cents partages, le compte n’était qu’une façade : abonnés achetés, retweets achetés, et une flotte de comptes secondaires publiant à la même seconde depuis un même tableau de bord. L’objectif n’était pas de convaincre, mais d’apparaître dans les remontées de hashtags et les nuages de mots que les études quantitatives reprennent.
Cela doit faire particulièrement réfléchir les journalistes et leur dire de ne pas se faire avoir en ne consultant que des classements quantitatifs.
ReputatioLab, Le FN s’organise sur Twitter, 2015La mécanique d’une rumeur, en cinq temps
Le dossier contient deux reconstitutions complètes : la fausse affaire du financement saoudien, montée à partir d’un site miroir d’un grand quotidien belge, et la rumeur parisienne sur la vie privée d’un candidat. Les deux suivent la même trajectoire.
- Identifier une faiblesse. Un parti jeune n’a pas encore cloisonné ses réseaux et sa seule zone d’ombre est son financement. C’est elle qui est choisie, parce qu’elle nourrit tous les complots imaginables.
- Fabriquer un support crédible. Un site miroir qui ressemble à celui d’un titre connu suffit, la confusion entre les deux adresses faisant le reste.
- Viser les plus émotifs. Les premiers destinataires sont les adversaires du candidat visé. C’est le paradoxe réactionnel : la communauté qui veut punir l’émetteur en assure la promotion.
- Attendre le pont de réseau. Deux semaines s’écoulent sans effet, puis une élue reprend le lien et les mentions du quotidien belge montent en flèche.
- Assumer l’asymétrie finale. L’intox est propagée par un camp, le démenti ne l’est que par la presse. Les deux ne circulent pas dans les mêmes réseaux.
Il n’aura donc suffi que de 10 327 tweets de la patriosphère pour faire parler un candidat d’une rumeur circulant depuis longtemps, mais jamais évoquée jusqu’alors.
ReputatioLab, De la patriosphère aux médias, 2017Reste à savoir qui propage. L’enquête menée sur neuf rumeurs entièrement fausses de la présidentielle isole environ huit cents comptes, qui ont capitalisé un million de tweets en deux mois. Le croisement avec les comptes les plus actifs autour des deux médias d’État russes est sans ambiguïté : 75 % de correspondance pour ceux qui ont relayé au moins trois rumeurs, et jusqu’à 92 % pour ceux qui en ont relayé cinq. Le mot le plus utilisé par ces comptes n’est pas le nom de leur candidat, mais celui de leur cible.
L’ingérence étrangère, mesurée plutôt que crainte
Le dossier tient ici une position constante et inconfortable : documenter les opérations sans surestimer leur portée. L’analyse de la propagande russe distingue nettement les deux médias. Sputnik ne traite presque pas la campagne française. Russia Today en fait sa ligne éditoriale et touche 145 017 personnes différentes par les seuls partages.
Le troisième chiffre est celui qui compte. Cette audience large est un flux de passage : à deux interactions, il n’en reste que 14 792 individus, et dix interactions ramènent le noyau à 6006 profils, répartis en trois communautés seulement. La part de comptes sous pseudonyme y dépasse 90 %.
Le dossier documente aussi une opération qui ne venait pas de Russie : sur la fausse affaire du financement saoudien, l’examen des trois comptes initiaux fait pencher l’hypothèse vers l’Iran, les médias russes étant eux-mêmes pris pour cible par ces comptes.
Donc je crois très peu à des ingérences informationnelles qui auraient de l’impact. Il y en aura, c’est certain. Mais qui auront de l’impact, j’en doute très fort.
ReputatioLab, Les enjeux capitaux de la présidentielle, 2026La position tenue aujourd’hui s’appuie sur un précédent chiffré : le réseau russe Storm-1516 identifié par Viginum a créé cent quarante faux sites, pour des impacts que Viginum lui-même qualifie de quasi nuls. L’analyse rappelle aussi que les MacronLeaks se sont globalement écrasés. Ce qui a changé, en revanche, c’est la méthode : plutôt que de bâtir des audiences pour des comptes relais, les opérateurs vont là où l’audience se trouve déjà, c’est-à-dire dans les commentaires.
De la conquête à la fidélité : ce que 2027 change
Le dossier se referme sur un renversement. L’analyse des municipales conclut que les élections ne se déroulent plus sur les réseaux sociaux, si tant est qu’il y ait eu un jour une réelle bataille sur ces espaces.
Ceux-ci sont devenus des réseaux de fidélité, et non des réseaux de conquête.
ReputatioLab, Sarah Knafo est-elle favorisée par les algorithmes ?, 2026Le procès fait aux algorithmes, et ce que la mesure en dit
Une étude a soutenu qu’une candidate bénéficiait sur X d’une exposition très supérieure à son audience organique, en comparant ses vues à celles d’une concurrente au nombre d’abonnés comparable. Le débunk ne conteste pas les chiffres, il conteste la cause.
Les explications avancées sont éditoriales. L’une a mené une campagne pensée pour les réseaux, les autres ont diffusé des rediffusions d’émissions ou des extraits de meetings, et le même écart se retrouve sur les autres réseaux, ce qui disqualifie l’hypothèse d’un réglage propre à une plateforme. Le nombre d’abonnés ne présume pas des performances : une audience récente engage, une audience ancienne dont une partie a quitté le réseau ne bouge plus.
L’avertissement vaut pour toute lecture de tableau de bord : les indicateurs de portée affichés par les plateformes de veille sont totalement factices, puisqu’ils multiplient le nombre de publications par le nombre d’abonnés. Ce ne sont pas des vues réelles. Comparer deux acteurs sur cette base, c’est comparer deux estimations, pas deux audiences.
Ce qui, en revanche, va peser
L’analyse de la campagne qui vient déplace le centre de gravité vers quatre terrains. D’abord un territoire médiatique éclaté : un écosystème de droite structuré autour d’une chaîne d’information, des créateurs de contenu assez larges pour offrir un ciblage éditorial par segment d’électorat, des messageries privées qu’il faudra alimenter. Le modèle du stratège unique y est décrit comme terminé.
Ensuite le porte-à-porte, redevenu central parce que la barrière technologique a sauté. L’analyse cite le comparatif fondateur : une voix gagnée pour quatorze conversations en face à face, contre une pour trente-huit appels téléphoniques personnalisés, contre une pour cent mille tracts distribués.
Ensuite le financement, terrain que les réseaux sociaux ne montrent pas. Alors que les dons d’entreprises sont interdits et ceux des particuliers plafonnés à 4 600 euros, une campagne peut se lancer sur très peu de donateurs : en 2017, ils étaient 913, soit 1,2 % du total, à représenter 48 % des fonds levés. S’y ajoute l’état des caisses des partis, sans commune mesure d’un camp à l’autre, de trente-trois millions d’actifs pour le Parti socialiste à un bilan négatif de onze millions pour le Rassemblement national.
Enfin la donnée elle-même, dont l’abondance est présentée comme un risque autant que comme un atout.
Pour une élection, la donnée, c’est un thermomètre. Un excellent thermomètre, à condition de savoir ce qu’on veut mesurer et de l’utiliser en suivi, pas en pilotage.
ReputatioLab, Les enjeux capitaux de la présidentielle, 2026Ce que cela change pour une organisation
Ces analyses ont été écrites pour des campagnes, mais elles décrivent des mécaniques que toute organisation exposée retrouve. Quatre conséquences pratiques s’en dégagent.
Veiller sur les communautés, pas sur les classements
Un classement de hashtags, un nuage de mots ou un palmarès de comptes se fabriquent, et une communauté minoritaire mais coordonnée les occupe sans difficulté. L’analyse de réseau remet la part de voix à sa place réelle : c’est pourquoi ces études doublent toujours la mesure quantitative d’une cartographie. Une veille qui ne regarde que des volumes se fera prendre.
Préparer, parce que la fenêtre de réaction est courte
Le cas du site miroir contient la parade la plus concrète du dossier, et elle ne coûte rien : le quotidien visé aurait pu repérer l’adresse frauduleuse deux semaines avant l’emballement, en surveillant les partages qui le citent sans pointer vers son propre domaine. Côté partis, le constat de la campagne suivante est du même ordre : sur les 268 députés du groupe majoritaire, 55 seulement s’étaient mobilisés le jour de la présentation du projet, sans cellule de riposte, ce qui laissait le champ libre aux oppositions. L’analyse multi-réseaux
Répondre sans donner du pouvoir à qui n’en a pas
Deux articles convergent. Sur l’émission annulée à l’automne 2015, les manœuvres des deux grands partis pour encadrer la prestation de leur adversaire ont produit l’inverse de l’effet recherché, un effet Streisand parfait. L’étude des régionales formule la règle en une phrase.
En gestion de crise, on dit ainsi qu’il ne faut pas donner de pouvoir à ceux qui n’en ont pas.
ReputatioLab, Les régionales, le FN fuit Twitter au second tour, 2015Le corollaire vaut pour toute organisation tentée de répondre au bruit par du bruit.
La logique d’astrosurfing est donc inutile. On crée du bruit pour rien. On n’influence rien.
ReputatioLab, Les discussions politiques sur Twitter, le cas Sarkozy, 2014Choisir le bon canal pour le bon interlocuteur
La reconstitution des comptes suivis par les ministres montre un écosystème très politique et très médiatique, avec un ancrage local marqué et trois familles de groupements d’intérêts : agricole, économique de proximité, sociétal. Des secteurs entiers, santé, automobile, aviation, énergie, en sont absents, et un plaidoyer déposé sur un réseau que les ministres n’utilisent pas se perd. L’analyse des écosystèmes ministériels La mesure d’influence conduite sur le gouvernement suivant aboutit au même diagnostic, celui d’un exécutif institutionnel et très hors ligne. L’analyse du gouvernement Lecornu
L’autre voie est parlementaire. L’examen des amendements co-signés après la dissolution fait apparaître des duos transpartisans stables sur des sujets techniques : santé, fiscalité locale, environnement, collectivités. Il révèle aussi une asymétrie, de nombreux amendements socialistes étant co-signés par des députés Les Républicains sans que l’inverse s’observe. Pour qui cherche à faire porter un sujet, c’est une carte d’entrée bien plus précise qu’un compte de mentions. L’analyse des consensus parlementaires
Les analyses qui fondent ce dossier
Chaque enseignement de ce dossier renvoie à l’un de ces articles, publiés par ReputatioLab. Ils sont classés par sous-thème, du plus récent au plus ancien.
Vers la présidentielle 2027 : la scène politique d'aujourd'hui

Présidentielle 2027 : les 7 enjeux capitaux
Les municipales sont finies. Désormais, on va pouvoir se projeter vers la présidentielle de 2027 ! Ca tombe bien : la période de financement de la campagne électorale pour l’élection présidentielle de 2027 a débuté le 1er avril 2026.
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Sarah Knafo est-elle favorisée par les algorithmes de X ?
En février 2026, une étude démontrerait que les publications de Sarah Knafo bénéficieraient sur X d’une exposition trois fois supérieure à celle que son audience organique devrait générer.
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À l’occasion de son intervention, Emmanuel Macron a créé un buzz « for sure » à Davos. Pas en raison d’une passe d’arme avec Donald Trump, mais à cause de lunettes de soleil, d’un discours très « décontracté » et d’un futur où on le voit dire deux fois « for sure », ce qui a été tout à fait détourné.
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Le gouvernement Lecornu II s’inscrit dans un contexte de défiance et de recomposition des rapports d’influence. On a voulu jouer avec notre nouveau jouet, le Social Impact Score, pour analyser les différents ministres. Celui-ci permet d’objectiver cette influence en évaluant la capacité des ministres à peser sur les dynamiques européennes, politiques, économiques et médiatiques.
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L’élaboration du Projet de loi de finances (PLF) pour 2025 suscite déjà une intense activité dans les médias. Et pour cause, de nombreux secteurs et entreprises risquent d’être impactés. Quels sont ceux qui ont une carte à jouer sur les réseaux sociaux ?
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Remaniement et Macron : est-ce que la table fait communication ?
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#ProjetMacron : analyse multi-réseaux de l’annonce du projet d’Emmanuel Macron
Cette campagne ayant été bien pauvre en événements, j’ai pris l’annonce du projet d’Emmanuel Macron comme base d’analyse pour voir les mouvements des différentes parties prenantes. L’analyse relève un sous-investissement numérique du fait d’un désenchantement envers le poids de ceux-ci, une absence de stratégie globale et une faiblesse structuration de cellule de riposte.
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Quel est le public capté via Facebook par les principaux candidats ?
La startup belge SoPrism a développé un outil qui permet d’identifier les profils tels que Facebook les voit. Pour cela, elle utilise les informations dans Facebook ads pour calibrer une audience sur base de multiples requêtes. Pour les candidats de la présidentielle, il est ainsi possible de voir ceux qui ont un « intérêt pour »
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Qui sont ceux qui ont propagé les principales rumeurs de la présidentielle Française ?
De nombreuses rumeurs ont émergé au cours de la présidentielle. Dès lors, on peut se demander les communautés qui sont à l’oeuvre dans la propagation de celles-ci. Comme mes enquêtes sur la rumeur du financement de Macron par l’Arabie Saoudite et celle autour de Cahuzac Macron, il est très difficile d’isoler l’origine d’une rumeur.
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Quelle est l’influence russe sur la campagne présidentielle française ?
L’influence russe sur les élections est abordée par beaucoup d’acteurs, notamment à l’occasion de l’élection de Trump. On parlera aussi très souvent des organes médiatiques officiels de la propagande russe que sont Sputnik et Russia Today. Dans les faits, quelle est l’étendue de cette influence ? Qui propage ces informations ?
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Y a-t-il des bulles informationnelles dans la campagne présidentielle ?
Les élections américaines ont beaucoup parlé des bulles informationnelles. Les réseaux sociaux nous enfermeraient dans des communautés informationnelles dans lequel on tombe petit à petit. Il était donc très intéressant de faire l’exercice sur Twitter, le réseau social où par définition, on peut suivre n’importe qui, et où il n’y a pas d’algorithme de timeline.
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Si l’on écoute les indicateurs venant des réseaux sociaux, Mélenchon et Le Pen seraient au deuxième tour
À chaque élection, je tente de livrer avant le scrutin les principaux indicateurs des candidats sur les médias sociaux. Le but ? Éviter toute analyse a posteriori des marabouts des réseaux sociaux. Dans une élection où les faux sondages ont émergé, ça et là (Filteris, m’entends-tu ?), ce travail m’a l’air plus que nécessaire.
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Comment une officine a créé 75 comptes pour nuire à Emmanuel Macron
Ce samedi, une opération a eu lieu en se servant des blogs de Mediapart pour nuire à Emmanuel Macron. La tentative, mobilisant 75 faux comptes fut diablement orchestré et n’a heureusement pas pris.
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Plagiat du Soir : Marion Le Pen s’est-elle fait avoir par une propagande de l’Iran ?
Au début du mois de mars, une folle rumeur a sonné sur le Web à l’aide d’un site plagiat du Soir : Macron et l’Arabie Saoudite roulerait ensemble. Depuis, des experts européens pointeraient la Russie dans cette opération. Il fallait donc mener l’enquête sur la rumeur, ce que j’ai fait à l’aide de Brandwatch et Visibrain.
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Plongée dans les bulles informationelles des militants à travers le cas #PenelopeGate
La continuité de campagne de François Fillon offre une occasion assez belle de plonger dans les bulles informationnelles des militants. Cet article montre que les plus militants ne consomment pas une information de manière homogène : le cadre, le site Web et le décryptage sont tout à fait différents.
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Comment la rumeur parisienne de Gallet avec Macron est passée de la patriosphère aux médias
Au départ, une rumeur assez répandue dans Paris selon laquelle Macron serait gay et en couple avec Gallet, le président de Radio France. La rumeur est sous-entendue par des membres de la Patriosphère assez quotidiennement depuis longtemps, elle va prendre de l’ampleur au fur et à mesure du temps.
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Si l’on écoute les indicateurs des réseaux sociaux, Benoit Hamon est en tête du 1er tour
Aujourd’hui aura lieu le premier tour de la primaire citoyenne. L’occasion de faire le point sur cette élection sur base des données glanées sur les réseaux sociaux. Pour ce faire j’ai cumulé tous les meilleurs logiciels (Visibrain, Talkwalker et Brandwatch), et une bonne partie de ce qu’il était possible de faire à l’heure actuelle via les réseaux sociaux.
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Phil. P. , le premier Astroturfing / acte de Botting de la présidentielle
Cela devait arriver. Je viens de dénicher le premier véritable acte d’utilisation de bots de la présidentielle française. Et celui-ci a bien pu influencer quelques études de statistiques quantitatives sur base des tweets. Décryptage. Il s’appelle Phil P., il se dit responsable de bureau d’étude et est présent sur Twitter depuis à peine 3 mois.
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Les derniers indicateurs Social Media de la Primaire de Droite : Fillon loin devant
Histoire que l’on ne refasse pas l’histoire, voici les principaux indicateurs social media de La Primaire de droite durant cette semaine. Pour tous les indicateurs antérieurs, il reste cet article : https://www.reputatiolab.com/2016/11/web-social-dit-de-primaire-de-droite/ Le plus de communautés sur Twitter durant le débat : Fillon En termes de communautés, Fillon est devant.
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Quels sont les publics des deux candidats à la Primaire sur Facebook ?
Grâce aux informations dont Facebook dispose, il est possible de faire le portrait des publics d’un candidat sur le réseau social. SoPrism a ainsi pu analyser des multiples facteurs pour isoler le public de Fillon ou Juppé par rapport à la population française moyenne.
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Ce que le web social nous dit de la primaire de droite
Ce week-end aura lieu le premier tour de la primaire de la droite. L’occasion de faire le point sur cette élection sur base des données glanées sur les réseaux sociaux.
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Comment se mobilisent les deux clans américains autour du débat Hillary-Trump ?
Bien habitué des mobilisations politiques autour des débats politiques, je n’avais encore jamais analysé les mouvements militants aux Etats-Unis. Le débat entre Trump et Hillary m’offrait une opportunité en or de remédier à ce manquement. Analyse via Visibrain. I.
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#Regionales2015 : le FN fuit Twitter au second tour
Jamais jusqu’alors je n’avais analysé un jour d’élection sur les réseaux sociaux. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de mener l’investigation en analysant les deux tours des régionales sur Twitter.
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MLP à #DPDA : par peur du boulevard médiatique, on offre un boulevard au FN
Marine Lepen était l’invitée de « Des Paroles et des Actes » sur France 2 ce 22 octobre. Pourtant, elle a rejeté l’invitation en dernière minute évoquant une « mascarade ». La raison ? Le programme de l’émission a sans cesse changé en raison de pression de Nicolas Sarkozy et de MM.
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#HollandeMerkelEP : Le FN s’organise sur Twitter
Cet été, j’ai eu à de nombreuses reprises l’occasion de commenter les agissements des groupes d’extrême droite sur Twitter. Si ceux-ci n’étaient pas organisés de façon structurelle, il en est tout autre de l’action qui a été menée hier à l’occasion des discours de François Hollande et Angela Merkel.
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François Hollande : après la descente aux enfers, le printemps réputationnel ?
En ce début d’année, le président français François Hollande avait décidé de lancer une offensive de communication. Il désirait rétablir sa communication balbutiante des débuts en menant une offensive de choix. Les événements qui se sont déroulés lui ont offert un moyen de redorer son blason.
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Analyse des conversations de François Hollande face aux Français
Après avoir analysé les conversations autour de Sarkozy lors de son retour fracassant sur France 2, je récidive avec l’analyse des conversations sur Twitter lors de l’intervention de François Hollande face aux Français.
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Comment se déroulent les discussions politiques sur Twitter ? Le cas Sarkozy
Elles déchaînent les passions sur les réseaux sociaux depuis la naissance des ces derniers, on les commente en temps réel en décrivant ou commentant chaque mouvement de langue, chaque mouvement de bras, ou chaque petite phrase tandis que les partis politiques préparent le terrain, parfois durant des semaines et tentent de rallier des troupes à leurs causes.
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Analyse e-réputation de l’annonce du gouvernement Wallon
À l’occasion de la nomination du gouvernement wallon, j’ai participé à l’élaboration d’un baromètre e-réputation des politiques wallons en collaboration avec une nouvelle agence d’e-réputation en Belgique Reputation365. En dehors du travail effectué pour l’algorithme et le relevé des données statistiques, j’ai réalisé une cartographie de la twittosphère sur cet événement. I. Analyse 1.
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