Le rythme des publications
À retenir
Ce que neuf ans d’analyses des données parlementaires nous apprennent
- Le lobbying laisse une trace mécanique : le doublon. Sur le projet de loi agricole, 35,5 % des 4 537 amendements sont des doublons de lobbies agricoles, exposé des motifs recopié compris.
- Ce qui est déclaré est infime. Sur l’ensemble du corpus analysé, 143 amendements seulement sont rattachés à un lobby identifié, soit 0,2 % du total. Le reste ne se lit qu’en croisant les données.
- Tout se concentre sur l’argent. Le projet de loi de finances pour 2026 porte 64 séries coordonnées à lui seul, 45 % du total ; quatre dossiers en pèsent 78 %.
- Le deuxième lobby du pays, ce sont les collectivités. Départements et Régions de France arrivent deuxièmes avec 15 doublons, l’AMF quatrième avec 6 : des élus qui poussent pour leurs institutions.
- Le volume ne convertit pas. LFI dépose 27 000 amendements en un an et n’en fait adopter que 3,9 %, tandis que LIOT, avec 21 députés, en fait adopter autant.
- Arriver au stade de la loi, c’est arriver trop tard. Le secteur de l’influence a laissé passer deux ans de signaux, et sa fédération n’était pas inscrite à la HATVP.
L’amendement, la trace qui ne ment pas
Ce dossier tient sur une unité de compte : l’amendement, seul geste parlementaire qui laisse une trace signée et comparable dans le temps. Le guide des amendements de Follaw en dénombre 69 286 sur 165 dossiers législatifs, et pose la statistique qui remet tout à sa place : seuls 16 % sont adoptés, et le gouvernement lui-même n’a que 47 % de chances de faire passer les siens.
Le doublon, la signature qui ne s’efface pas
L’analyse du projet de loi agricole de 2024 a posé la méthode. Sur 4 537 amendements, 35,5 % sont des doublons issus de lobbies agricoles : un groupement d’intérêt écrit un amendement clés en main, le remet à des députés de plusieurs groupes, et tous le déposent. Les autres tactiques se lisent aussi : un tiers du volet logement social du PLF 2025 est fait d’amendements d’appel, et deux mois de pointe cumulent 37 354 amendements d’obstruction.
Que des députés reprennent un dispositif d’amendement extrêmement technique, c’est compréhensible. Que des députés, pour expliquer pourquoi ils proposent le dispositif copient mots pour mots les exposés des motifs des lobbies est incompréhensible.
ReputatioLab, Lobbying et construction de la loi, 2024La transparence est très inégale : sur les 100 amendements traités parmi les 240 similaires, LR en signe près de 47,3 %, et c’est le groupe qui indique le moins d’où ils viennent. Le doublon n’est pas une curiosité agricole : sur toute la législature, 38 % des amendements portant sur l’agriculture ont un doublon.
À comparer avec ce que le Parlement déclare de lui-même : 143 amendements explicitement rattachés à un lobby, soit 0,2 % du total. La déclaration volontaire ne mesure rien ; le croisement de doublons, si.
Déposer n’est pas convertir
La majorité relative a fait exploser les volumes sans rien changer au rendement. Le bilan de la première année de la 16ᵉ législature compte 89 324 amendements déposés contre 37 593 en 2017, environ 2,4 fois plus. Moins de la moitié sont discutés : 34 554. Près de 20 000 sont irrecevables, dont 11 063 au titre de l’article 40. Et 6 185 sont adoptés, moins qu’en 2017 où il y en avait 6 404.
LFI dépose près d’un tiers des amendements de l’année et n’en fait adopter que 3,9 % ; LIOT, avec 21 députés, en fait adopter autant. L’obstruction n’est pas inutile pour autant : elle sert un objectif médiatique, que l’analyse nomme. Mais elle ne se confond pas avec de l’influence législative.
L’Assemblée ne peut plus être vue comme une simple chambre d’enregistrement.
ReputatioLab, Bilan des amendements, 2023Qui pèse vraiment sur un texte
Deux blocs sortent, et le second surprend. L’agriculture d’abord : la FNSEA arrive en tête avec 34 amendements doublons, quand le deuxième acteur en compte 15. Avec les Chambres d’agriculture (7), les Jeunes Agriculteurs (2) et la FNEDT (2), ces quatre acteurs pèsent 45 des 95 doublons du top 15, près de la moitié.
Le second bloc n’est pas privé. Départements et Régions de France sont deuxièmes avec 15 doublons, l’AMF quatrième avec 6, surtout sur la proposition de loi sur le statut de l’élu local, l’un des textes les plus amendés du corpus avec 293 doublons.
En fait, une partie des intérêts les mieux relayés ne relève pas de l’intérêt privé. Ce sont des élus qui poussent pour leurs propres institutions.
ReputatioLab, Influence des lobbies sur la construction de la loi, 2026Les groupes qui servent de relais
La répartition des porteurs ne laisse aucun doute : c’est l’axe gouvernemental et de droite.
La pression se concentre où se trouve l’argent. Le projet de loi de finances pour 2026 porte 64 séries coordonnées, 45 % du total, devant la loi d’urgence agricole (23), le financement de la Sécurité sociale (15) et la fin de vie (10) : ces quatre dossiers pèsent 78 % de l’activité coordonnée. La question écrite ne pèse presque rien, avec 49 doublons sur 17 117 questions.
L’intensité change du tout au tout d’un texte à l’autre
Rien n’est uniforme : la fin de vie a concentré 5 439 amendements en 2024, puis 1 410 sur les soins palliatifs et 3 801 sur l’aide à mourir en 2025, la droite parlementaire pesant près de 70 % des dépôts. Le MERCOSUR, à l’inverse, n’a reçu que 36 amendements entre 2022 et 2025, soit 0,02 % du total, mais chaque proposition de résolution débattue depuis 2023 a été adoptée. Entre les deux, la décommercialisation des centres-villes mobilise 65 amendements, 34 questions et 32 acteurs, et le cancer 43 questions, dont 26 en octobre. D’autres textes ne décollent jamais : l’industrie verte reste sporadique, le régime des JONUM passe par une ordonnance, et le PLF 2025 n’a suscité que 710 tweets en septembre dans le panel.
Une fédération, trois portes d’entrée
Le cas FNSEA montre un maillage plutôt qu’une relation : 8 à 10 députés principaux, un relais régional, trois circuits.
Elles ciblent les députés locaux et rassemblent les élus du Rassemblement national, en autarcie ailleurs.
Ils vont chercher des voix à gauche et ont obtenu des amendements écologistes et LIOT acceptés.
Elles captent les centristes et l’exécutif, et figurent deux ans plus tard troisièmes des lobbies sourcés, avec 7 doublons.
La même logique avait été mesurée ailleurs. Pendant la sécheresse de l’été 2022, l’analyse des lieux de débat montre trois stratégies : Les Républicains occupent le terrain parlementaire (22 % de l’activité), la NUPES le terrain médiatique (44 % des mentions sur Twitter), et le Rassemblement national préempte les questions sur le volet agricole (56 %) tout en étant absent des réseaux. Environ 40 % des députés ont été touchés par les revendications agricoles, surtout des élus Renaissance : ils voient, mais ne parlent pas.
Ce que suivent les ministres, et ce qu’ils ne suivent pas
L’autre façon de mesurer l’accès est de regarder le réseau de l’exécutif. En reconstituant les comptes suivis par les ministres avant le PLF 2025, l’étude relève 9 770 comptes différents sur X contre 1 454 personnes uniques sur Instagram, très majoritairement d’autres politiques. Trois familles dominent : les réseaux agricoles, l’économie locale, un écosystème sociétal. La santé, l’automobile, l’aviation et l’énergie en sont absentes : précisément les secteurs identifiés comme perdants du texte.
Le même exercice sur le gouvernement Lecornu donne un écosystème dominé par le politique et les médias, avec peu de relais économiques, associatifs ou citoyens. Le résumé tient en quatre mots : très institutionnel, très offline.
Arriver avant la loi, ou ne pas arriver
La régularité la plus constante du dossier n’est pas un chiffre, c’est un calendrier : le cycle de vie d’une problématique, en cinq étapes. Le lobbying qui échoue est presque toujours celui qui se réveille à la troisième.
- Émergence. Un enjeu apparaît et attire l’attention du public et des médias.
- Groupes d’intérêt. Les parties prenantes prennent position, pèsent sur l’opinion, nouent des alliances.
- Législation. Les décideurs élaborent le texte. C’est là que beaucoup de lobbies se réveillent, et tentent en trois semaines de répondre à un sujet vieux de plusieurs années.
- Application judiciaire. Les tribunaux interprètent et sanctionnent ; un temps d’adaptation se négocie.
- Mise en œuvre administrative. Les administrations appliquent et contrôlent.
L’activation. L’étape que tout le monde connait et que 80 % des clients veulent sans les deux autres étapes.
ReputatioLab, Quelles matrices pour les affaires publiques, 2024Le projet de loi agricole a offert un test grandeur nature : un gagnant et un perdant sur le même texte.
Des amendements portés par des groupes qui ne sont pas leurs alliés naturels, et acceptés : peu de volume, de la conversion.
39 amendements annoncés, déposés uniquement dans les sphères NUPES et écologistes, en ordre dispersé : une stratégie en pilote automatique, du chiffre et aucun résultat.
Deux ans de signaux ignorés, aucune alliance, une fédération jamais inscrite à la HATVP, et une tribune finie en rétractations de signatures.
Ce cas est le mieux documenté : les signaux étaient datés. Mise en garde de Bercy en avril 2021, une de presse sur les « influvoleurs » en juillet 2022, annonce ministérielle en novembre 2022, table ronde à Bercy en décembre 2022. L’étape de législation était écrite ; le secteur n’avait rien préparé.
L’exécutif n’échappe pas à la règle. Sur la taxe dite lapin, il a ressorti un sujet ancien, 27 millions de rendez-vous non honorés chaque année, porté par deux questions parlementaires, et qu’il avait lui-même écarté au Sénat. Aucune concertation, l’acteur central de la réservation en opposition, et des objections immédiates sur l’illectronisme.
L’angle mort
Une loi peut naître sans qu’aucun radar ne l’ait vue venir. Sur la proposition de loi sur la discrimination capillaire, l’analyse ne trouve ni coalition, ni association mobilisée, ni question parlementaire, et seulement 103 tweets sur un an dans le panel. Le texte est passé par une niche parlementaire, avec 4 amendements en commission et 13 en séance. Le sujet existait pourtant sur Instagram, où des publications atteignaient 28 k likes, hors de portée des outils de veille. C’est la proposition de loi qui a créé l’essor médiatique, et non l’inverse.
Mesurer le bruit sans le prendre pour de l’influence
Plusieurs analyses attaquent l’idée que le volume vaut influence. Sur les mobilisations agricoles, le hashtag spontané dépasse les 3 millions de tweets quand celui de la FNSEA culmine à 18 000. L’explication n’est pas le message mais l’outillage : les partis ont des cellules de riposte depuis des années, pas les fédérations.
L’étude du top 400 des hashtags, sur 1 250 comptes de fédérations et de syndicats, confirme un usage daté : 58 % de thématiques génériques que plus personne ne suit, 15 % de campagne, 15 % d’événement, 11 % d’actualité. Et un constat sec : sur un an, aucune coalition déployée au même moment sur un axe précis. Elles existent dans les communiqués de presse, pas sur les réseaux.
Quand la mobilisation prend vraiment, la question devient celle du débouché. La pétition contre la loi Duplomb en est la seule vraie mise à l’épreuve : mise en ligne le 11 juillet 2025, elle atteint 1,5 million de signatures onze jours plus tard, dont plus de 460 000 le 21. Jusque-là, une seule pétition avait passé les 100 000 signatures depuis 2020. Or le dispositif ouvre un débat en séance au-delà de 500 000 signatures, et rien de plus.
583 leaders d’opinion en une semaine, 8 millions d’impressions, 156 000 partages. Une pétition voisine passe au passage de 3,5 à 398 signatures par jour.
Les sphères qui condamnent et celles qui achètent ne se croisent pas. Les questions parlementaires sont au point mort, et réagir revient à promouvoir.
Deux comptes anti-Uber changent d’identité en gardant leurs abonnés, se disent juriste puis médecin, et s’insèrent chez des journalistes.
Les consommateurs ne servent à rien en affaires publiques. Leur rapport à l’entreprise est utilitaire, pas politique. Ils n’adhèrent pas, ils achètent.
ReputatioLab, Shein et l’arme du consommateur, 2025Reste la tentation inverse : croire que la donnée annonce ce qui vient. Dans le panel de 17 000 personnes, le salon de l’agriculture a généré 9 519 mentions sur l’année, contre 2 533 pour la mobilisation qui a suivi. Les thèmes qui l’ont portée n’étaient pas positionnés avant, et le premier appel à retourner les panneaux n’a eu qu’une reprise proche du néant. S’y ajoute un biais : le ratio entre ceux qui produisent du contenu et les passifs est estimé à 30-70.
La data n’est pas et ne sera jamais prédictive lorsqu’on parle de social.
ReputatioLab, La donnée n’est pas une boule de cristal, 2024Ce que cela change pour une organisation
Surveiller les corpus institutionnels. Le regard croisé sur les entreprises du SBF 120 est clair : les questions parlementaires sont le corpus le plus utile, puisque les ministres sont tenus d’y répondre et les médias y puisent. L’étude est honnête sur la limite, l’intérêt réputationnel direct restant faible : l’apport est sectoriel, et sert à caler un tempo.
Partir de la problématique, pas du texte. C’est le parti pris fondateur de l’outil : un sujet devient une problématique sociétale avant de devenir un texte. Chercher par mots-clés ne marche pas, le nom d’usage d’un texte n’étant jamais son intitulé légal : d’où 750 requêtes préconçues sur 23 grandes thématiques.
Se situer avant d’agir. Les cinq étapes disent quoi faire ; les matrices décrites dans le dossier disent avec qui et comment : Meet, Want, Must pour trier les parties prenantes ; Drivers, Issue, Trends pour ouvrir les points d’entrée ; Lowi-Wilson pour lire la distribution des coûts et des bénéfices, et savoir s’il faut agir en discrétion ou mobiliser largement.
Déposer utile, et cosigner. Un amendement porté par le gouvernement ou les rapporteurs passe, l’opposition seule très peu. La cosignature, elle, se voit dans les résultats : 59 % des amendements repris par le gouvernement lors des 49-3 du PLF 2023 étaient cosignés, 70 % hors gouvernement. Les convergences existent sur les sujets techniques ou territoriaux, avec des duos de cosignataires repérables texte par texte.
Répondre vite, clairement, partout. L’analyse des rappels de produits donne quatre réflexes : aller vite, être clair sur le produit et la démarche, donner un intérêt à l’action, multiplier les canaux. Elle rappelle aussi, pour un dirigeant inquiet, qu’il n’y avait pas plus de 173 parties prenantes parlant du sujet, et aucun amendement ni question en dehors des rappels de véhicules : le phénomène était médiatique, pas politique.
Outiller sans déléguer le jugement. Les deux analyses consacrées à l’IA viennent de praticiens qui l’utilisent. Les usages acquis sont réels : résumer sur données vérifiées, capter l’Assemblée et le Sénat en environ cinq minutes, et attraper l’amendement glissé dans un dossier qu’on ne suivait pas. Les limites le sont autant : environ 30 % d’hallucination en moyenne, jusqu’à 60 % selon les modèles, et un outil qui ne connaît pas le client. Deux précédents : une fintech ayant remplacé environ 700 agents avant de faire machine arrière, et un acteur de la veille annonçant 217 suppressions de postes sur 383 avant d’interrompre.
Méthode
Ces analyses s’appuient sur les données de Follaw, plateforme de veille législative de Saper Vedere : amendements, questions, comptes rendus et agendas, croisés avec un panel social media construit à la main. L’analyse de 2026 y ajoute la HATVP et des traitements par agents IA ; ses auteurs signalent eux-mêmes que l’attribution d’un amendement à un lobby reste discutable. Plusieurs études sont cosignées par Mélody Mock-Gruet, deux menées avec Le Trombinoscope.
Les analyses qui fondent ce dossier
Chaque enseignement de ce dossier renvoie à l’un de ces articles, publiés par ReputatioLab. Ils sont classés par sous-thème, du plus récent au plus ancien.
Le lobbying dans la fabrique de la loi

Quelle est l’influence des lobbies sur la construction de la loi ?
Selon certains, il y a plaidoyer et lobbying. Au final, il y a surtout des pressions sur les parlementaires afin de faire entendre un secteur, un intérêt ou une part du public pour lesquels les députés et sénateurs sont volontiers favorables.
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Projet de loi agricole : quels lobbies l’emportent et quelle stratégie gagnante ?
Il est temps de faire le point sur la manière dont les lobbies influencent les lois, et l’examen récent du projet de loi agricole en est un exemple frappant.
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Lobbying et construction de la loi : comment l’identifier ? Le cas du projet de loi agricole
L’Assemblée nationale a commencé à examiner un nouveau projet de loi agricole, destiné à répondre aux frustrations des agriculteurs et à sécuriser l’avenir des nouvelles générations dans ce secteur.
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Le guide des amendements de Follaw
Nous organisons un Concours « Procédure et Plaidoyer » autour de l’amendement. C’est donc l’occasion parfaite de faire le point sur les amendements en utilisant Follaw et toutes nos méthodologies.
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Décryptage des amendements repris lors des 49-3 du PLF 2023 (1ère lecture)
Nous avons analysé les 185 amendements repris lors des 49-3 lors du PLF de 2023. (ici ou ici ) Celui-ci marque bien : Le deuxième groupe le plus représenté est Les Républicains (14 %) suivis de la gauche démocrate et républicaine (6 %).
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Bilan des amendements : 1ère année de la 16ème législature (Analyse des données)
Contexte Le 28 juin 2022 est la première séance marquant l’ouverture de la XVIème législature. Depuis l’apparition du fait majoritaire en 1962, c’est la seconde fois que le Gouvernement n’a pas la majorité absolue à l’Assemblée nationale.
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Quand les influenceurs sont incapables d’influencer l’assemblée nationale
Quel meilleur comble que de voir les influenceurs se casser autant les dents dans l’antre de l’influence sur la proposition de loi qui les concerne. Et pourtant c’est ce qui nous est donné à voir avec une réaction bien trop tardive, une exécution mal habile et au final une législation qui va tomber.
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Uber vs Taxi : le lobby des taxis déploie des armes très louches sur Twitter
Si vous êtes un habitué du blog, vous savez qu’il s’agit d’une saga que je suis avec délectation puisqu’il y a une véritable bataille d’influence en cours. Dans les épisodes précédents, j’avais réalisé un bilan complet du lobbying sur les réseaux sociaux, et j’avais décrypté la campagne #LaissezNousTravailler d’Uber.
Lire sur ReputatioLab →Les textes et les gouvernements suivis à la loupe

Décommercialisation des centres-villes : les parlementaires passe
Le commerce de centre-ville est-il en train de connaître une lente agonie à l’instar de ce que l’industrie française a subi avec la désindustrialisation ? La question se pose effectivement avec acuité à mesure que le terme de « décommercialisation » est de plus en plus évoqué dans les débats.
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Quelle influence pour le gouvernement Lecornu et comment les influencer numériquement ?
Le gouvernement Lecornu II s’inscrit dans un contexte de défiance et de recomposition des rapports d’influence. On a voulu jouer avec notre nouveau jouet, le Social Impact Score, pour analyser les différents ministres. Celui-ci permet d’objectiver cette influence en évaluant la capacité des ministres à peser sur les dynamiques européennes, politiques, économiques et médiatiques.
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Nomination de Lecornu : Les thématiques qui font consensus entre le PS et LR
La santé a été au centre du premier déplacement officiel du Premier ministre, Sébastien Lecornu, ce samedi 13 septembre 2025 à Mâcon (Saône-et-Loire). Un choix anodin ? Nous avons pu identifier la santé comme un des rares espaces de de convergence entre le Parti socialiste (PS) et Les Républicains (LR).
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Logement social : la 17ᵉ législature a-t-elle tenu ses promesses ?
Dans le cadre de notre partenariat avec Le Trombinoscope, nous avons réalisé cette étude afin de mettre en lumière la place du logement social dans les débats politiques et médiatiques de la XVIIème législature.
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Loi Duplomb : la 1ère véritable mise à l’épreuve du dispositif de pétitions citoyennes lancé par l’Assemblée nationale, en 2020.
Et si l’article 10 devenait le dernier recours d’un Parlement bousculé par 1,5 million de signatures ? Pour rappel, le 11 juillet 2025, la pétition est mise en ligne sur la plateforme de l’Assemblée nationale. Le 22 juillet : 1,5 millions de signatures cumulées.
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Fin de vie : comparaison 2024-2025 et analyse des enjeux parlementaires et sociétaux
Fin de vie : après la dissolution, une reprise parlementaire sous un autre climat Neuf mois après la dissolution surprise de l’Assemblée nationale décidée par Emmanuel Macron, l’un des grands chantiers sociaux du quinquennat a repris.
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Cancer : Un travail parlementaire soutenu et constant
Dans le cadre de notre partenariat avec Le Trombinoscope, nous avons réalisé cette étude afin de mettre en lumière la place du cancer dans le débat public et politique.
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MERCOSUR : le Parlement français fer de lance des opposants auprès des institutions européennes ?
L’accord de libre-échange signé entre l’Union Européenne et le Mercosur le 6 décembre 2024 représente un tournant majeur dans les relations commerciales entre l’Europe et l’Amérique Latine (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay et la Bolivie).
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Rappel de produits : la législation fait bien les choses
Ce mardi, Le Parisien publiait un article « Multiplication des scandales alimentaires : que peut-on encore manger sans craindre la contamination ? » en parlant des rappels massifs de produits et de l’inquiétude croissante des consommateurs face aux scandales alimentaires fréquents, malgré des contrôles de sécurité sanitaire renforcés.
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Quels lobbies sont les mieux placés pour influencer le nouveau gouvernement sur les réseaux sociaux ? Le cas du PLF 2025
L’élaboration du Projet de loi de finances (PLF) pour 2025 suscite déjà une intense activité dans les médias. Et pour cause, de nombreux secteurs et entreprises risquent d’être impactés. Quels sont ceux qui ont une carte à jouer sur les réseaux sociaux ?
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Projet de loi de Finances 2025 : la communication accuse le même retard que le texte
Chaque année, la loi de finances joue un rôle déterminant dans l’orientation budgétaire et fiscale de la France. Pour 2025, elle revêt une importance particulière, car de celle-ci aura un impact la vie du gouvernement Barnier.
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Taxe Lapin : Le gouvernement s’est-il fait poser un lapin ?
Le gouvernement a sorti de son chapeau une taxe lapin qui a eu le don d’exciter tout le secteur de la santé. Cette mesure, soutenue par le Premier ministre, prévoit d’imposer une pénalité de 5 euros aux patients qui manquent leur rendez-vous médical sans prévenir ou qui annulent moins de 24 heures à l’avance.
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Proposition de loi de discrimination capillaire : est-ce que la coiffure est politique ?
Une proposition de loi visant à combattre la discrimination capillaire a été adoptée à l’Assemblée nationale française. Portée par le député Olivier Serva, cette loi propose d’ajouter la discrimination basée sur la « coupe, la couleur, la longueur ou la texture des cheveux »
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Industrie verte : un texte sectoriel qui ne passionne pas les foules
Pour renforcer l’attractivité et la compétitivité de la France et répondre à l’ambition du Gouvernement de placer les enjeux climatiques au cœur de son action, un nouveau cap de réindustrialisation doit être franchi.
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JONUM : vers un essor des NFT grâce à la législation ?
Branle-bas de combat pour les opérateurs de jeux d’argent en raison du « projet Jonum » (Jeux à objets numériques monétisables) avec un principal grief : une distorsion de concurrence entre un secteur des jeux d’argent fortement taxé et les acteurs comme Sorare.
Lire sur ReputatioLab →La méthode et les outils des affaires publiques

IA et affaires publiques : usages, risques, régulation et survie du métier
S’il y a bien un métier qui ne s’est pas acclimaté aux enjeux technologiques, ce sont les affaires publiques. Pour autant, une énorme perturbation technologique est en train de survenir et c’est sans doute celle de trop. Quels usages sont déjà acquis aujourd’hui ?
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Shein : le consommateur est-il la meilleure arme de lobbying ?
Le BHV n’avait sans doute pas anticipé que sa collaboration avec Shein déclencherait un tel séisme. Depuis l’annonce de l’arrivée du géant chinois de l’ultra fast fashion dans ses murs, l’enseigne est entrée dans une zone de turbulences économiques et réputationnelles.
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Les enjeux de l’intelligence artificielle pour les acteurs de la communication et des affaires publiques
Intelligence artificielle : c’est le buzzword qu’il faut lâcher à toutes les sauces quel que soit le sujet.
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Affaires publiques et problématiques societales : quelles matrices pour les appréhender ?
L’enseignement des affaires publiques est tellement dépassé (« Lisez donc le Leviathan de Hobbes ») que les personnes en communication ou en marketing ont souvent l’image de consultants dinosaures avant l’âge, maniant le surmulot à travers deux applications : Word et Outlook.
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En quoi la veille en affaires publiques peut être intéressante pour les directeurs de la communication ?
S’il y a une chose pour laquelle j’ai toujours été très étonné, c’est la faible coopération entre les équipes de communication et d’affaires publiques au sein des grands groupes.
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Analyse de la contestation des agriculteurs : la donnée en affaires publiques n’est pas une boule de cristal
Nous sortons d’une forte mobilisation des agriculteurs qui ont exprimé leur ras-le-bol avec toute une série de revendications. Est-ce que ce soulèvement était prévisible ? Comment s’est-il exprimé ? Est-ce que des signaux n’ont pas été écoutés ? Je trouvais intéressant de revenir à l’aide de données sur ce qui a précédé cette mobilisation.
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Lobbying et hashtags : comment articuler les hashtags pour les besoins poursuivis ?
Alors que le hashtag #Agriculteursencolère explose avec pas moins de 3 millions de tweets, le hashtag de la FNSEA #OnmarcheSurlatête culmine pénible à 18 000 tweets. Comment l’expliquer ? Et au-delà de ce cas très précis, comment les lobbies mobilisent aujourd’hui les hashtags ?
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Genèse de Follaw.sv – une plateforme de veille législative et institutionnelle dédiée aux affaires publiques
Si j’ai fait sur ce blog de très nombreuses analyses, je n’ai que par de rares fois conté ici mes étapes de vie ou professionnelles. Si vous avez raté les épisodes précédents, après ma carrière en recherche à l’UCL, j’ai rejoint à plein temps l’agence que j’avais cofondée : Saper Vedere.
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